Faits et événements Guy Bovet au Festival international d'orgue à Prague

16-09-2004 | Václav Richter

A l'occasion du Festival international d'orgue, dans le cadre duquel on a rendu hommage au compositeur tchèque Petr Eben, Prague a accueilli l'organiste suisse Guy Bovet. Avant son récital à la basilique Saint Jacques, Guy Bovet s'est entretenu avec Vaclav Richter.

Écouter:RealAudioPodcast:S'abonner

Guy Bovet, photo: www.orgel.chGuy Bovet, photo: www.orgel.ch Comment trouvez-vous l'église Saint Jacques et surtout l'instrument qu'on a mis à votre disposition ?

"C'est très intéressant, parce qu'il y a deux orgues. L'un, ancien, qui est très joli, un peu restreint mais très joli, et puis un autre, grand, on peut dire moderne, dans un buffet ancien très beau et avec beaucoup de registres."

Quel répertoire avez-vous préparé pour le public pragois?

Alors, je joue du Bach, j'improvise. Vous savez que cette série de concerts est un hommage qu'on rend au compositeur Petr Eben. Monsieur Eben va m'apporter un thème et j'improviserai. Je ferai deux improvisations sur ce thème, une sur le petit orgue dans le style ancien, et une sur le grand orgue dans un style plus contemporain. Et puis je jouerai du Liszt pour finir."

Le thème de Monsieur Eben vous sera donné à la dernière minute? Pourquoi?

"Parce que c'est comme ça qu'on fait pour les improvisateurs. Je ne sais pas pourquoi, mais c'est amusant, cela met une note d'imprévu dans le concert."

Est-ce que vous connaissez, est-ce que vous aimez d'autres oeuvres de M. Eben?

"Alors, j'en ai beaucoup joué autrefois, au début de ma carrière surtout, énormément. Et puis, maintenant, j'ai pensé qu'on le jouait beaucoup ici et qu'un hommage à lui serait mieux fait, si l'on jouait une musique différente, peut-être, mais qui lui soit consacrée, si vous voulez."

Est-ce votre première prestation à Prague ou avez-vous déjà joué ici par le passé?

"Je suis venu ici déjà il y a à peu près quarante ans. Je revenais régulièrement, c'est peut-être la sixième fois que je suis à Prague. Mais tout cela sur une période de quarante ans, donc ça fait longtemps."

Quel est votre rapport vis-à-vis de la musique tchèque?

"La musique tchèque, écoutez, je connais ce qu'on connaît, ce que les organistes connaissent... Il y a un bon répertoire d'orgue. Et puis il y a naturellement la grande musique tchèque, le grand opéra tchèque. Mais disons que c'est une musique du monde, on ne peut pas vraiment en parler comme d'une musique nationale. C'est une musique qui a sa grandeur et qui est belle... Moi, je ne pense jamais que Dvorak est Tchèque, je pense que Dvorak appartient à tout le monde."

Le rapport de l'ONU et la santé des Tchèques

16-09-2004 | Alain Slivinský

Le rapport de l'ONU, publié ce mercredi, présente l'état de la population mondiale en 2004. Il s'intéresse à cet état, il y a dix ans, actuellement, et en 2050. On peut dire qu'il est très favorable et optimiste envers la République tchèque. En effet, dans beaucoup de domaines, il indique que les données statistiques concernant la santé des Tchèques sont souvent meilleures que dans les pays occidentaux les plus développés.

Écouter:RealAudioPodcast:S'abonner

Par exemple, la mortalité des femmes, lors de la mise au monde d'un enfant, fait partie des plus basses au monde. Il en est de même avec la mortalité des nouveaux-nés : six pour mille en Tchéquie, contre 9 pour mille en Europe et 50 dans le monde. Les femmes tchèques deviennent rarement mère avant l'âge de 19 ans, trois fois moins souvent que dans le reste du monde. Cela peut être dû au fait que les Tchèques utilisent beaucoup plus les contraceptifs : 65 % contre une moyenne de 49 % en Europe. En comparaison avec le reste de l'Europe, les Tchèques vivent aussi plus longtemps, les hommes deux années de plus que la moyenne. En ce qui concerne le nouveau fléau qui touche plus de 5 millions d'habitants de la planète, le SIDA, la Tchéquie peut se vanter de bons résultats dans la lutte contre celui-ci, avec un nombre de malades bien inférieur à la moyenne dans les pays développés de l'Europe occidentale. Une seule tâche sur ce tableau optimiste : la Tchéquie fait partie des pays qui accusent l'un des taux de natalité les plus faibles. Le rapport de l'ONU affirme que le nombre d'habitants sur la Terre continuera à augmenter, d'ici à 2050, alors que le nombre de Tchèques diminuera de 20 %. Une consolation, peut-être : il y a seulement 2,4 % d'étrangers établis en République tchèque. Par contre, ce sont surtout des personnes possédant une formation supérieure ou qui développent l'entreprise. Le pays ne connaît donc pas de problèmes d'immigration sauvage et massive de personnes fuyant des Etats totalitaires ou très pauvres, comme cela est souvent le cas en Europe occidentale ou outre-mer.

Les Etats-Unis pourraient acheter un radar tchèque et revoir leur politique de visa

16-09-2004 | Alain Slivinský

Ce mercredi, lors d'une conférence de presse donnée après sa rencontre avec le ministre tchèque de la Défense, Karel Kühnl, le vice-secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères des Etats-Unis, Richard Armitage, a annoncé que son pays pensait acheter le radar passif Vera. Il s'agit d'un dispositif très sophistiqué capable de détecter même les avions furtifs.

Écouter:RealAudioPodcast:S'abonner

Le vice-secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères des Etats-Unis Richard Armitage et le Premier ministre Stanislav Gross, photo: CTKLe vice-secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères des Etats-Unis Richard Armitage et le Premier ministre Stanislav Gross, photo: CTK Les Etats-Unis comptent le tester et éventuellement apporter leur aide dans la recherche d'autres clients. La question de la vente du radar Vera à d'autres Etats, comme la Chine, par exemple, avait suscité quelques inquiétudes à Washington. Si la vente est conclue, celles-ci pourraient être effacées. Par contre, il faut encore attendre que les autorités tchèques délivrent la licence d'exportation de Vera. Lors de la visite à Prague du chef de la diplomatie américaine, une question était incontournable : celle des visas pour les citoyens tchèques. Richard Armitage a annoncé que, le 24 septembre, une commission de travail américano-tchèque commencerait à examiner la procédure des visas américains obligatoire pour les Tchèques désireux de se rendre aux Etats-Unis. Le but est de la simplifier. Après sa rencontre avec le ministre tchèque des Affaires étrangères, Cyril Svoboda, son homologue américain, Richard Armitage, déclarait : « Nous désirons que de plus en plus de Tchèques viennent visiter les Etats-Unis ». Par contre, pas question de revoir le prix élevé du visa : 100 dollars + les frais de courrier et de téléphone par une ligne spéciale à deux euros la minute, ce qui fait passer le prix de la demande à plus de 200 dollars. En plus, rien n'est remboursé en cas de refus. Washington pense donc rendre la procédure de la demande plus claire et donner des explications en cas de refus. Pas question non plus d'abolir les visas, car les Tchèques ne remplissent pas les conditions fixées par la loi américaine (moins de 3 % de demandes refusées). Rappelons que les Américains voyagent en Tchéquie sans visa.

Du vin bourru pour l'ouverture des vendanges

16-09-2004 | Guillaume Narguet

Les vendanges ont commencé dans certaines régions viticoles de République tchèque. Déjà, certains vignerons annoncent que le millésime 2004 devrait être de très bonne qualité. En attendant que ces pronostics se confirment, le « burcak », ou vin bourru, reste plus que jamais très populaire auprès des Tchèques.

Écouter:RealAudioPodcast:S'abonner

Des vendages à Mikulov, photo: CTKDes vendages à Mikulov, photo: CTK Après un printemps et un mois de juillet mitigés et plutôt frisquets, le mois d'août a finalement rendu le sourire aux viticulteurs tchèques. Dans les principales régions de production du pays, concentrées en Moravie du sud et, à un degré moindre, en Bohême centrale, les vendanges peuvent bien commencer en septembre, période considérée comme clé pour la qualité de la récolte.

En outre, même si les vignes manquent un peu d'humidité, les conditions météorologiques actuelles, températures supérieures et précipitations inférieures aux normales saisonnières, auxquelles s'ajoutent des nuits fraîches, permettent au fruit d'arriver à maturité et pourraient, dès lors, faire de 2004 une année de qualité supérieure. Traditionnellement, en République tchèque, les vendanges commencent dans la dernière décade de septembre pour se terminer dans la seconde moitié de novembre.

Des vendages à Mikulov, photo: CTKDes vendages à Mikulov, photo: CTK Avec les vendanges, la saison du vin bourru a également commencé. Premier écoulement du tonneau, le vin bourru est un vin nouveau qui a très peu cuvé et doit être bu très jeune. Cette année, pour la première fois, intégration à l'Union européenne aidant, la vente du vin bourru tchèque est réglementée par des critères plus sévères. Désormais, selon la loi, le « burcak » dispose même d'une définition très précise de la nature du produit. Officiellement, il s'agit donc « d'un moût de raisin partiellement fermenté provenant uniquement de raisins récoltés et traités sur le territoire de la République tchèque ». Ne pouvant être commercialisée que du 1er août au 30 novembre, cette boisson d'apparence laiteuse troublée par la lie et faiblement alcoolisée ( de trois à quatre degrés) fait l'objet d'un contrôle très stricte de ses origines. Ses revendeurs, au détail comme dans les bars et restaurants, sont désormais obligés de mentionner, non seulement le cépage, mais aussi la région de production. Tout autre type de boisson autrefois servi à table comme vin bourru ne peut être accompagné que de la mention « moût de raisin partiellement fermenté ». Enfin, si les producteurs ont recours à des raisins étrangers, l'appellation « burcak » ne peut être employée.

Fini donc le temps où, selon l'inspection alimentaire, sept vins bourrus sur dix commercialisés en Tchéquie étaient coupés avec de l'eau ou aromatisés. Un moindre mal pour les intestins tchèques. Car si boire un petit coup est agréable, le reste peut l'être beaucoup moins si on se laisse tenter par son goût fruité qui ne donne qu'une envie : en reboire.

Archives de la rubrique

En savoir plus