Faits et événements Conférence internationale sur les procès politiques en Tchécoslovaquie desannées cinquante
Une conférence internationale sur les procès politiques dans l'ex-Tchécoslovaquie des années cinquante a lieu à Prague. Parmi ses invités, il y a Lise London, épouse d'Artur London, homme politique et écrivain communiste, l'un des trois condamnés dans le procès truqué contre Rudolf Slansky, qui ont frôlé la corde. L'arrestation d'Artur London a affecté brutalement la vie de sa famille. Sa femme française, membre du parti communiste, a subi, elle aussi, les pratiques du régime communiste. Néanmoins, cinquante ans après, elle reste fidèle aux principes de l'idéologie communiste qui, pour elle, sont toujours vivants.
« Le communisme? Oui, vraiment. Maintenant. De nos jours en France, on a essayé de former un nouveau parti, le parti du 21e siècle, pour rattraper ce retard qu'il a été pris. Il faut s'adapter à de nouvelles formes de la vie, car le monde se développe. Le parti est resté comme il y a trente ans. Il faut aussi que le parti soit organisé de telle façon que les communistes ne pensent plus d'être le nombril du monde. Il y a tous les autres à côté. Il faut aussi que tous les autres aident à ce qu'il y ait une prise de conscience dans la société et que l'on puisse appliquer une nouvelle conception de l'Europe. On ne veut pas l'Europe telle qu'elle est maintenant, on veut une Europe sociale. Tous les avantages acquis doivent être donnés à tous... Et si l'on parlait de la mondialisation. Les communistes ne sont pas contre mais pas comme elle est aujourd'hui. Le mot d'ordre du président américain George Bush me rappelle beaucoup de choses. « Celui qui n'est pas avec nous est contre nous. » C'était le mot d'ordre de qui? Cela, je l'ai entendu maintes fois lors des procès. La mondialisation ne veut pas dire qu'un homme puisse diriger tout le monde. Il y avait des contrôles en Irak, il les ont arrêtés et ils ont fait la guerre. On dépense des milliards pour détruire et pendant que l'on détruit, on est en train de négocier comment on va se partager la reconstruction. C'est dans ce sens que le monde doit changer. »