Faits et événements Du nouveau sur la scène politique tchèque
En dépit des vacances, la scène politique tchèque vit à un rythme accéléré. La Chambre des députés vient d'élire sa direction, les ministres terminent le texte de la déclaration programme, la Coalition annonce la fin de ce label politique pour les sénatoriales, et un débat est mené autour du contrôle des services secrets.
La direction de la Chambre des députés est dorénavant
complète : présidée par le social-démocrate Lubomir
Zaoralek, elle aura 6 vice-présidents, dont la composition
reflète les résultats des législatives de juin. C'est dire qu'un
siège y est occupé, pour la première fois depuis 1989, par un
communiste. La chambre se réunira le 6 août avec, au
programme, un seul point : le vote de confiance au nouveau
gouvernement. Compte tenu de la majorité étroite de la
coalition gouvernementale à la Chambre, 101 sièges sur 200,
ce vote ne s'annonce pas facile. En attendant, deux partis
formant avec la social-démocratie la coalition
gouvernementale - le Parti chrétien-démocrate et l'Union
de la liberté, annoncent la fin de leur Coalition, appellation
sous laquelle ils se présentaient, il y a un mois, aux
législatives. Pour citer leurs leaders, l'appellation Coalition
n'a pas fait ses preuves aux législatives et s'est montrée
mutuellement désavantageuse. Ils assurent, en même temps,
que ce n'est pas la fin de leur alliance qui les a portés au
cabinet actuel. Les chrétiens-démocrates et les unionistes
Hana Marvanovaveulent se présenter indépendamment aux élections
sénatoriales automnales, non pas en rival, mais en
partenaire. Ils sont parvenus à cette décision sur la base de
leur résultat électoral et de l'expérience acquise lors des
négociations sur la composition du cabinet qui ont démontré
une divergence d'opinions sur plusieurs questions. Rappelons
que c'était la raison pour laquelle le leader des unionistes,
Hana Marvanova, s'est retirée des négociations.
Un autre problème que le nouveau cabinet aura à résoudre - le contrôle des services secrets. C'est le ministre de l'Intérieur, Stanislav Gross, qui doit devenir chef de la commission gouvernementale pour l'activité de renseignement. Ce poste est cependant brigué par le chef de la diplomatie, Cyril Svoboda du Parti chrétien-démocrate. Stanislav Gross, ainsi que le Premier ministre, Vladimir Spidla, qui contrôlera le BIS, service de sécurité et de renseignement, ont admis que la question puisse faire l'objet d'un débat.