Faits et événements Accord sur le paquet de mesures contre la crise économique
Le gouvernement démissionnaire et le leader de l’opposition, la social- démocratie, sont tombés d’accord sur les mesures à prendre contre la crise économique. Cela concerne aussi la prime à la casse très critiquée par le ministre des Finances sortant.
Petr Nečas, photo: CTK
Il s’agit d’un compromis sur un ensemble de sept mesures dont quatre
ont été proposées par les sociaux-démocrates : prime à la casse,
réduction de la sécurité sociale pour les entreprises, meilleur soutien
financier aux chômeurs, diminution plus importante du revenu imposable
pour chaque enfant, très légère augmentation des allocations familiales,
adoption de la loi sur l’insolvabilité et déduction plus rapide du prix
des véhicules et ordinateurs du revenu imposable des entreprises. A propos
de la prime à la casse, le ministre des Finances démissionnaire, Miroslav
Kalousek, a tenu à préciser que le gouvernement compte préparer le cadre
de son introduction et qu’il s’agit seulement d’un accord adopté par
une commission d’experts du gouvernement. Le ministre du Travail et des
Affaires sociales démissionnaire, Petr Nečas, confirme qu’un accord
n’a pu être atteint qu’au prix d’un marchandage :
« C’est un compromis entre les deux parties. La social-démocratie a, de son côté, accepté le principe des réductions des cotisations des entreprises à la sécurité sociale. »
Photo: CTK
La prime à la casse devrait être de 1 200 euros et le prix de la
nouvelle voiture achetée de 20 000 euros au maximum. Elle concerne
seulement les véhicules de plus de 10 ans. Les économistes affichent le
même point de vue négatif que l’ancien ministre des Finances envers la
prime à la casse. Pour Markéta Šichtařová, de la société Next
Finance, il serait plus efficace d’introduire le remboursement de la TVA
également pour les véhicules d’occasion appartenant aux entreprises.
Celles-ci peuvent se faire rembourser la TVA sur les véhicules neufs à
partir du 1er avril et une augmentation des ventes peut déjà être
constatée. Un autre économiste, Jan Bureš, de la caisse d’épargne
Česká spořitelna, est persuadé que la prime à la casse n’aura que
très peu d’effet sur la production automobile en Tchéquie :
« Les constructeurs automobiles établis en Tchéquie ne vendent que 6 % de leur production sur le marché tchèque. Pour cela je pense que la meilleure solution n’est pas de dépenser d’importants moyens financiers du budget de l’Etat et soutenir ainsi la demande sur le marché intérieur. Il me semble beaucoup plus efficace de maintenir la compétitivité des employeurs tchèques. »
Le paquet de mesures anticrise devra encore être adopté par le Parlement et la prime à la casse pourrait être payée à partir de l’automne prochain, mais au prix d’une nouvelle augmentation du déficit budgétaire.

