Faits et événements Réactions tchèques aux bombardements isréliens dans la bande de Gaza
La Une des quotidiens tchèques, dans leur première édition après les fêtes de Noël, est réservée aux bombardements israéliens dans la bande de Gaza. La presse relate surtout les événements dramatiques que vit, de nouveau, cette région du monde, mais aussi les premières réactions des milieux officiels tchèques.
Photo: CTK
Après plusieurs mois de cessez-le-feu plus ou moins respecté par Israël
et le mouvement Hamas au pouvoir en Palestine, les bombes tombent de
nouveau dans la bande de Gaza. Le commentateur du quotidien Lidové noviny
indique que cette opération qui porte le nom de « Plomb fondu », était
préparée en secret depuis longtemps par le ministère de la Défense
israélien. Ce dernier ne croyait pas au respect du cessez-le-feu par le
Hamas. Ce sont d’ailleurs ses tirs de missiles Kasam contre le territoire
israélien qui ont déclanché la riposte de l’Etat hébreu. Les
bombardements qui visent en premier lieu des endroits stratégiques, comme
les bases supposées des forces du Hamas, considéré comme un mouvement
terroriste, ont déjà fait des centaines de morts et blessés, très
souvent parmi la population civile. La diplomatie tchèque n’a pas tardé
à réagir et le ministre des Affaires étrangères, Karel Schwarzenberg, a
approuvé la position adoptée par Israël par l’intermédiaire de sa
porte-parole, Zuzana Opletalová :
Karel Schwarzenberg
« Le ministre considère comme inacceptable que des localités
israéliennes peuplées de civils soient bombardées et qu’Israël a
absolument le droit de se défendre contre de telles attaques. Les
bombardements perpétrés par le Hamas empêchent de considérer ce
mouvement comme un partenaire pour des négociations, pour mener un
dialogue politique quel qu’il soit. »
Les conditions de vie dans la bande de Gaza sont plus que difficiles et le chef de la diplomatie tchèque, Karel Schwarzenberg est, lui aussi, pour une amélioration du sort de la population. On écoute de nouveau Zuzana Opletalova à ce sujet :
Photo: CTK
« Le ministre reconnaît que les conditions de vie à Gaza sont
désastreuses et qu’il est nécessaire de se mettre d’accord avec nos
amis israéliens pour les améliorer, afin que les jeunes Palestiniens ne
soient pas attirés par les organisations radicales. La situation ne peut
s’améliorer que par un nouveau cessez-le-feu, car sans cela toute forme
de dialogue est inimaginable. »
La reprise du dialogue, c’est ce que demande justement les organisations internationales dont l’Union européenne qui, dans quelques jours, sera présidée par la République tchèque.

