Archives de la rubrique Le tchèque du bout de la langue
Tuzemák, ce rhum tchèque qui n’en a même plus le nom
Il y a quinze jours de cela, nous avions certes annoncé que nous nous
mettrions sur notre trente et un pour cette dernière émission de
l’année, ou comme disent les Tchèques que nous allions nous « mettre,
donner en parade » - « dát se do parády ». En d’autres termes, nous
devions revenir à l’étude de ce mot un peu curieux de la langue
tchèque qu’est le mot « paráda ». Ce sera finalement pour la
prochaine fois. Mais ne vous inquiétez pas, cette nouvelle émission
n’en sera pas moins, du moins nous l’espérons modestement, «
parádní », c’est-à-dire chouette, sympa. En cette période de fêtes,
nous aurons comme de tradition plus d’une fois l’occasion de trinquer.
Pour cela, l’usage voudrait bien entendu que nous entrechoquions des
verres de champagne. Mais ce que nous vous proposons est bien plus
original, quoique certainement pas meilleur. C’est en effet avec du «
tuzemák » ou « tuzemský rum », autrement dit du « rhum du pays » -
ou « rhum tchèque », que nous allons trinquer. Une boisson assez
particulière, mais surtout un mot lui aussi singulier de la langue
tchèque. En savoir plus
La polka, une Polonaise certes, mais tchèque
Il y a un peu plus de deux siècles de cela, le 11 juin 1805, naissait Anna
Chadimová, de son nom de jeune fille, une modeste servante de Bohême qui
lança une danse désormais connue et jouée dans le monde entier : la
polka. Si certains historiens, essentiellement en Pologne cependant,
émettent encore quelques doutes sur son origine, tout laisse pourtant à
penser que cette danse à l'allure vive et très rythmée est bel et bien
apparue pour la première fois en Bohême. Voici donc, résumées dans
leurs grandes lignes, l'histoire et l'évolution de la polka... En savoir plus
Un verre de bière ou de lait?
Depuis le temps qu’existe cette rubrique, nous avons déjà parlé de la
bière – pivo, à maintes reprises. Nous avons ainsi évoqué la
différence entre la desítka et la dvanáctka, autrement dit entre la
bière de 10° et celle de 12°, ou encore par exemple expliqué comment
commander une petite bière pour ne pas en recevoir automatiquement une
grande dans les fameuses « hospoda ». Un mot et un phénomène de la
culture traditionnelle populaire tchèque auxquels nous avions même
consacré une émission complète. Et pourtant… Et pourtant nous
n’avons pas encore tout dit sur cette fameuse « pivo ». Car il y a
bière et bière, comme nous allons le découvrir… En savoir plus
Jan Hus ne voulait pas de knedlík
La cuisine tchèque, ou plus précisément les noms de certaines de ses
composantes, voilà à quoi nous allons nous intéresser pour cette fois.
Nous allons ainsi découvrir l’origine de quelques mots sans lesquels la
cuisine tchèque ne serait pas ce qu’elle est. En savoir plus
Paix dans l’âme et dans la chambre
Les fêtes de Pâques qui doivent être célébrées ce week-end un peu
partout dans le monde, comme celles de Noël, sont traditionnellement
d’abord des fêtes de joie et de paix. En tchèque, il existe un mot qui
résume très bien ce que sont ces périodes de fêtes – le mot « pokoj
» ; un mot très intéressant, car il possède deux sens ne possédant a
priori absolument aucun rapport entre eux. En effet, si « pokoj »
signifie « paix, tranquillité, repos », il peut également désigner «
une chambre, une pièce, une salle ». Et pourtant, en menant quelques
recherches, nous nous sommes aperçus que ces deux sens possédaient bien
un rapport entre eux… En savoir plus
Le « klausisme »
Il y a un peu plus d’un an de cela, suite à son décès, nous avions
consacré deux émissions aux mots et phrases prononcés par Václav Havel
durant ses mandats de président et qui sont restés gravés dans la
mémoire des Tchèques. Après dix années passées au Château de Prague,
le successeur de Václav Havel, l’autre Václav, Klaus, a lui aussi
récemment quitté ses fonctions de chef de l’Etat. Même s’il divise
le pays en deux camps, entre ceux qui l’apprécient jusqu’à
l’admirer et l’idéaliser et ceux qui ne l’apprécient pas jusqu’à
le haïr et le diaboliser, il est un fait indiscutable : qu’on aime ou
pas le personnage, Václav Klaus aura été, et reste avec Václav Havel,
une des deux grandes personnalités politiques qui ont marqué ces plus de
vingt années post-régime communiste en République tchèque. Son départ
est donc pour nous l’occasion de nous intéresser aux mots qui ont
marqué la présence au pouvoir d’un Václav Klaus jamais avare dans ses
discours, interviews, commentaires et autres démentis de propos
provocateurs prêtant souvent à débat et à polémique. Une chose est
sûre : même si comme son successeur Miloš Zeman, lui non plus ne porte
pas la majorité des journalistes en haute estime, Václav Klaus a le don
de souvent régaler son auditoire par des déclarations qui sentent le
soufre. Mais aussi l’art parfois d’inventer des mots… En voici un
petit aperçu… En savoir plus
Les diminutifs, quelle plaie? Oui et non (2e partie)
Parce que cela était prévu, mais aussi parce que vous avez été
relativement nombreux ces dernières semaines à réagir à la première
rubrique sur le sujet, nous allons revenir à l’étude de l’emploi par
les Tchèques des diminutifs – zdrobněliny. A cela une raison : depuis
quelques années, l’usage des diminutifs est devenu une sorte de mode ou
plutôt une manie, presque un tic, en tous les cas bien souvent une
habitude pour le moins bizarre et que d’autres Tchèques, ceux qui
parlent « normalement », n’hésitent pas à critiquer. Cependant, il ne
s’agit pas toujours non plus d’une mauvaise habitude… En savoir plus
Mais que pleut-il donc ?
Salut à tous les tchécophiles de Radio Prague – Ahoj vám všem,
milovníkům češtiny Radia Praha ! Parler de la pluie et du beau temps…
Vous connaissez tous cette expression, qui signifie parler de tout et de
rien à la fois, de choses diverses et souvent futiles. Et parmi ces choses
diverses, banales dont les gens parlent entre eux, figurent bien entendu,
justement, la pluie et le beau temps ; la météo ayant toujours été un
sujet de conversation universel. C’est en effet un moyen, lorsque l’on
ne sait pas quel sujet aborder en société, de tromper l’ennui ou de
rompre un silence parfois embarrassant. Néanmoins, quoi de plus ennuyeux
que de parler du temps qu’il fait ? A moins d’être Anglais… Selon
une étude très sérieuse réalisée il y a quelques mois, les
Britanniques passeraient en moyenne l’équivalent de six mois de leur
vie, ou si vous préférez près de cinquante heures par an, à parler de
la météo… Des chiffres presque incroyables qui font de la pluie, du
vent ou, plus rarement du beau temps, le sujet de conversation préféré
au Royaume-Uni, devant même les affaires de la famille royale ou le
sacro-saint football. Mais laissons nos chers amis anglais à leurs
préoccupations pour nous occuper des Tchèques. En effet, dans leur
langue, il existe une particularité tout à fait curieuse et
intéressante, à savoir qu’il existe deux mots ne possédant aucun
rapport entre eux pour désigner la « pluie » et « pleuvoir ».
En savoir plus
Les diminutifs, quelle plaie comme même !
Vous le savez si vous êtes « thécophone », « tchécophile » ou si
vous nous suivez régulièrement, les Tchèques adorent les diminutifs –
zdrobněliny, notamment lorsqu’ils s’adressent aux enfants. Mais pas
seulement. Cet emploi des diminutifs est parfois utile sémantiquement,
d’autres fois joli, mignon, d’autres fois encore amusant, mais son
suremploi voire son abus, est le plus souvent insupportable. Certains
Tchèques eux-mêmes, et pas seulement les linguistes, les puristes ou les
amoureux de la langue, s’en plaignent et s’en moquent. Vous allez vite
mieux comprendre pourquoi… En savoir plus
« Pour Féliciter » : mais pourquoi donc ?
Vous le savez bien, il n’est jamais trop tard pour bien faire. Alors, si
vous n’avez pas encore envoyé vos cartes de vœux pour la nouvelle
année, et que cela vous ronge et vous donne des remords, il est encore
temps. A moins que pour l’heure vous préfériez attendre l’année
prochaine… C’est aussi une solution. Mais peu importe… Ce qui nous
importe plutôt, c’est ce que les Tchèques inscrivent très souvent sur
ces cartes de vœux. Ils y inscrivent en effet un petit « PF » bien
énigmatique pour tous ceux qui ne sont pas tchèques. Un « PF » qui
signifie… « Pour Féliciter ». Oui, oui, en français dans le texte. Et
pourtant, aussi paradoxal que cela puisse paraître, on aurait presque
envie de dire qu’il s’agit aujourd’hui plus d’une formule tchèque
que française. On est tombés sur la tête, nous direz-vous ? Les bulles
du « champagne tchèque » consommées au Nouvel An nous sont montées à
la tête et y sont restées depuis ? Eh ben non ! Que nenni.
Explications… En savoir plus
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