Archives de la rubrique Émission spéciale

« Le grand apport de Janáček, c’est d’avoir rapproché l’opéra du théâtre parlé »

31-12-2011 | Anna Kubišta

Leoš Janáček Dans cette émission spéciale Saint-Sylvestre, nous vous proposons de découvrir un peu mieux Leoš Janáček, l’un des plus grands compositeurs tchèques du XXe siècle. Longtemps considérés comme difficiles d’approches, ses opéras connaissent ces derniers temps, notamment en France, un regain d’intérêt avec plusieurs mises en scène à succès. L’opéra national du Rhin, à Strasbourg, propose d’ailleurs depuis 2010 un cycle Janáček, présentant ainsi notamment Jenufa, L’Affaire Makropoulos ou encore Kaťa Kabanová. Entretien avec Marianne Frippiat, musicologue, auteure d’un ouvrage intitulé Janáček Opéras mode d’emploi sorti en 2011 en France. En savoir plus

L’enseignement du français aujourd’hui en République tchèque

26-12-2011 | Guillaume Narguet

« Dans le système d’enseignement, c’est la troisième langue la plus enseignée. Après l’anglais et l’allemand, ce qui se comprend pour des raisons géographiques évidemment. » Jean-Pierre Cuq est le président de la Fédération internationale des professeurs de français (FIPF), dont le 2e congrès européen, en septembre dernier, a rassemblé à Prague plusieurs centaines de professeurs et autres spécialistes de la langue française et de l’éducation. L’occasion pour nous de nous intéresser à la place et à l’enseignement du français aujourd’hui en République tchèque. En savoir plus

Bohuslav Reynek : Mon Dieu, je brûle de l’espoir que les choses qui n’existent pas adviennent

24-12-2011 | Magdalena Hrozínková

La naissance de notre Seigneur Bohuslav Reynek, à qui nous avons consacré cette émission spéciale, est une des personnalités les plus originales du monde artistique tchèque du XXe siècle. Né en mai 1892 et décédé il y a quarante ans de cela, en septembre 1971, Bohuslav Reynek était graveur, poète et traducteur d’œuvres littéraires françaises et allemandes. Reynek a été intimement lié au petit village de Petrkov, situé dans les Hauteurs tchéco-moraves, où il a vécu aux côtés de sa femme française, le poète Suzanne Renaud, et aux côtés de ses fils Michel et Daniel. C’est le manoir familial et ses environs qui ont inspiré presque toutes ses œuvres. Dans cette émission, que nous avons préparée à l’occasion de la grande rétrospective de Bohuslav Reynek, organisée jusqu’au 29 janvier prochain à la Galerie de la ville de Prague, plusieurs invités évoqueront le parcours de vie de Bohuslav Reynek et de Suzanne Renaud, le rayonnement des deux artistes en France, grâce à l’association Romarin, les traductions en français de l’œuvre poétique de Reynek, qui, en empruntant les mots du traducteur Xavier Galmiche « est un art qui parle peu pour parler fort ». L’émission sera accompagnée de poèmes de Bohuslav Reynek et de Suzanne Renaud, mis en musique par Karel Vepřek, Ondřej Škoch et Alice Škochová. En savoir plus

Jan Sokol : « La loi de lustration était la seule mesure permettant de nous distancier du régime communiste »

17-11-2011 | Guillaume Narguet

Jan Sokol, photo: www.czech-tv.cz Il y a vingt ans de cela, en octobre 1991, l’Assemblée fédérale tchécoslovaque adoptait la loi dite de lustration. Deux ans après la révolution, ce texte de « décommunisation » devait servir à protéger les nouvelles institutions démocratiques de l’Etat des anciens agents et autres collaborateurs des services secrets de l’ancien régime. Initialement, cette loi ne devait être appliquée que cinq ans. Mais si elle a bien été supprimée en Slovaquie en 1996, elle reste en vigueur aujourd’hui encore en République tchèque, parfois considérée comme un des derniers symboles des premières années de la transformation politique du pays. A l’époque, Jan Sokol était député à l’Assemblée fédérale, président du groupe parlementaire Mouvement citoyen. Philosophe et professeur reconnu, Jan Sokol a d’abord rappelé pour Radio Prague les grandes lignes de cette loi et replacé son adoption, critiquée par certains, dans le contexte du début des années 1990 en Tchécoslovaquie. Un extrait de cette interview avec Jan Sokol a été diffusé début octobre, nous vous en proposons donc cette fois l’intégralité : En savoir plus

Martin Bonhard: « J’ai compris l’histoire tchèque devant l’ambassade de RFA à Prague »

17-11-2011 | Magdalena Hrozínková

Martin Bonhard Martin Bonhard, 37 ans, dirige depuis 2009 le Centre tchèque de Paris. Né de parents tchèques exilés d’abord en Autriche et ensuite en Allemagne, il nous parle, dans cette émission spéciale du 17 novembre, de sa double culture, il nous confie ses souvenirs de la Tchécoslovaquie communiste et notamment ceux de l’été 1989, où il a été témoin de l’afflux des ressortissants d’Allemagne de l’Est à l’Ambassade de l’Allemagne fédérale de Prague. En savoir plus

Ota Konrád : « Quand les historiens travaillent sur un thème en lien avec Edvard Beneš, ils travaillent avec des notions qui ne sont pas neutres »

28-10-2011 | Anne-Claire Veluire

Edvard Beneš La fondation de la Tchécoslovaquie, le 28 octobre 1918, marque l’avènement au pouvoir de Tomáš Garrigue Masaryk et la nomination de son plus fidèle lieutenant, Edvard Beneš, au poste de ministre des Affaires étrangères. Avec Masaryk, Beneš est sans doute une des personnalités les plus importantes non seulement de la Première République tchécoslovaque mais aussi de l’histoire tchèque contemporaine. Edvard Beneš a fait récemment l’objet d’un colloque organisé par l’Institut et les archives Masaryk de l’Académie des sciences de République tchèque en coopération avec le centre de recherche Collegium Carolinum pour les Pays tchèques de Munich. Pour en parler, Ota Konrád, professeur au département d’études allemandes et autrichiennes de la Faculté des sciences sociales de l’Université Charles et chercheur à l’Institut et aux archives Masaryk de l’Académie des sciences. En savoir plus

Etienne Manac’h, un diplomate français dans la Tchécoslovaquie d’après-guerre

28-10-2011 | Anna Kubišta

Bérénice Manac’h Etienne Manac’h est un diplomate français qui a, après avoir été professeur de philosophie, commencé sa carrière en 1945, à Prague puis à Bratislava. Il connaît alors tous les soubresauts de l’après-guerre dans la Tchécoslovaquie d’alors qui passe sous la coupe des communistes. En 1951, il est expulsé en à peine quarante-huit heures du pays pour « activités hostiles » contre le régime. Ces « activités hostiles », c’est l’aide qu’il apporte aux démocrates tchécoslovaques pour fuir le pays. Sa fille, Bérénice Manac’h publie depuis 2008 le Journal intime de son père, dont le deuxième tome couvre toute la sombre période dans la Tchécoslovaquie d’après-guerre. En savoir plus

Les enfants à la découverte des « mystères des églises » de Stará Boleslav

28-09-2011 | Magdalena Hrozínková

Vous l’aurez compris : il ne s’agit pas de chanteurs professionnels qui viennent d’interpréter le célèbre chant national consacré à saint Venceslas, « Svatováclavský chorál ». Vous venez en fait d’entendre les enfants du collège de Prague-Radotín, âgés de onze et douze ans. Ils ont pris part à un projet intitulé « Tajemství chrámů » - « Les mystères des églises ». Nina Nováková, professeur de latin, de philosophie et d’éthique appliquée au lycée de Brandýs nad Labem, à proximité de Stará Boleslav, anime ce programme depuis 2010. Nous avons récemment passé une demi-journée dans les églises de Stará Boleslav, en compagnie de ces enfants et de leur guide. En savoir plus

« La figure de saint Venceslas n’a jamais été contestée, même par les anticatholiques »

28-09-2011 | Anna Kubišta

Saint Venceslas Pour parler de saint Venceslas (svatý Václav en tchèque), de sa légende, du symbole religieux et historique qu’il représente, mais aussi de son importance ou non dans l’imaginaire des jeunes Tchèques, catholiques notamment, à l’heure actuelle, rencontre aujourd’hui avec frère Ludvík Grundman, de l’ordre des Dominicains. Radio Prague a commencé par lui demander s’il se souvenait de ce que saint Venceslas représentait pour lui enfant… En savoir plus

« Le français reste essentiel pour le patrimoine universel de l’humanité »

03-09-2011 | Guillaume Narguet

Le 2e Congrès européen des professeurs de français se tiendra à Prague de jeudi à samedi. Cinq ans après Vienne, la capitale tchèque accueille cette prestigieuse rencontre dont le principal objectif, pour les organisateurs comme pour les participants, et en premier lieu les professeurs de français et les spécialistes de la langue et de l’éducation en provenance de toute l’Europe, sera d’abord d’initier la mise en place d’une politique commune européenne pour le français. Représente de la Fédération internationale des professeurs de française organisatrice du rassemblement lors de la conférence de presse de présentation, Doina Spita a répondu aux questions de Radio Prague. En tant que présidence de la Commission pour l’Europe centrale et orientale de cette fédération, Doina Spita a d’abord expliqué le choix de Prague : En savoir plus

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