Archives de la rubrique Émission spéciale
« Le grand apport de Janáček, c’est d’avoir rapproché l’opéra du théâtre parlé »
Dans cette émission spéciale Saint-Sylvestre, nous vous proposons de
découvrir un peu mieux Leoš Janáček, l’un des plus grands
compositeurs tchèques du XXe siècle. Longtemps considérés comme
difficiles d’approches, ses opéras connaissent ces derniers temps,
notamment en France, un regain d’intérêt avec plusieurs mises en scène
à succès. L’opéra national du Rhin, à Strasbourg, propose
d’ailleurs depuis 2010 un cycle Janáček, présentant ainsi notamment
Jenufa, L’Affaire Makropoulos ou encore Kaťa Kabanová. Entretien avec
Marianne Frippiat, musicologue, auteure d’un ouvrage intitulé Janáček
Opéras mode d’emploi sorti en 2011 en France. En savoir plus
L’enseignement du français aujourd’hui en République tchèque
« Dans le système d’enseignement, c’est la troisième langue la plus
enseignée. Après l’anglais et l’allemand, ce qui se comprend pour des
raisons géographiques évidemment. » Jean-Pierre Cuq est le président de
la Fédération internationale des professeurs de français (FIPF), dont le
2e congrès européen, en septembre dernier, a rassemblé à Prague
plusieurs centaines de professeurs et autres spécialistes de la langue
française et de l’éducation. L’occasion pour nous de nous intéresser
à la place et à l’enseignement du français aujourd’hui en
République tchèque. En savoir plus
Bohuslav Reynek : Mon Dieu, je brûle de l’espoir que les choses qui n’existent pas adviennent
Bohuslav Reynek, à qui nous avons consacré cette émission spéciale, est
une des personnalités les plus originales du monde artistique tchèque du
XXe siècle. Né en mai 1892 et décédé il y a quarante ans de cela, en
septembre 1971, Bohuslav Reynek était graveur, poète et traducteur
d’œuvres littéraires françaises et allemandes. Reynek a été
intimement lié au petit village de Petrkov, situé dans les Hauteurs
tchéco-moraves, où il a vécu aux côtés de sa femme française, le
poète Suzanne Renaud, et aux côtés de ses fils Michel et Daniel. C’est
le manoir familial et ses environs qui ont inspiré presque toutes ses
œuvres. Dans cette émission, que nous avons préparée à l’occasion de
la grande rétrospective de Bohuslav Reynek, organisée jusqu’au 29
janvier prochain à la Galerie de la ville de Prague, plusieurs invités
évoqueront le parcours de vie de Bohuslav Reynek et de Suzanne Renaud, le
rayonnement des deux artistes en France, grâce à l’association Romarin,
les traductions en français de l’œuvre poétique de Reynek, qui, en
empruntant les mots du traducteur Xavier Galmiche « est un art qui parle
peu pour parler fort ». L’émission sera accompagnée de poèmes de
Bohuslav Reynek et de Suzanne Renaud, mis en musique par Karel Vepřek,
Ondřej Škoch et Alice Škochová. En savoir plus
Jan Sokol : « La loi de lustration était la seule mesure permettant de nous distancier du régime communiste »
Il y a vingt ans de cela, en octobre 1991, l’Assemblée fédérale
tchécoslovaque adoptait la loi dite de lustration. Deux ans après la
révolution, ce texte de « décommunisation » devait servir à protéger
les nouvelles institutions démocratiques de l’Etat des anciens agents et
autres collaborateurs des services secrets de l’ancien régime.
Initialement, cette loi ne devait être appliquée que cinq ans. Mais si
elle a bien été supprimée en Slovaquie en 1996, elle reste en vigueur
aujourd’hui encore en République tchèque, parfois considérée comme un
des derniers symboles des premières années de la transformation politique
du pays. A l’époque, Jan Sokol était député à l’Assemblée
fédérale, président du groupe parlementaire Mouvement citoyen.
Philosophe et professeur reconnu, Jan Sokol a d’abord rappelé pour Radio
Prague les grandes lignes de cette loi et replacé son adoption, critiquée
par certains, dans le contexte du début des années 1990 en
Tchécoslovaquie. Un extrait de cette interview avec Jan Sokol a été
diffusé début octobre, nous vous en proposons donc cette fois
l’intégralité : En savoir plus
Martin Bonhard: « J’ai compris l’histoire tchèque devant l’ambassade de RFA à Prague »
Martin Bonhard, 37 ans, dirige depuis 2009 le Centre tchèque de Paris. Né
de parents tchèques exilés d’abord en Autriche et ensuite en Allemagne,
il nous parle, dans cette émission spéciale du 17 novembre, de sa double
culture, il nous confie ses souvenirs de la Tchécoslovaquie communiste et
notamment ceux de l’été 1989, où il a été témoin de l’afflux des
ressortissants d’Allemagne de l’Est à l’Ambassade de l’Allemagne
fédérale de Prague. En savoir plus
Ota Konrád : « Quand les historiens travaillent sur un thème en lien avec Edvard Beneš, ils travaillent avec des notions qui ne sont pas neutres »
La fondation de la Tchécoslovaquie, le 28 octobre 1918, marque
l’avènement au pouvoir de Tomáš Garrigue Masaryk et la nomination de
son plus fidèle lieutenant, Edvard Beneš, au poste de ministre des
Affaires étrangères. Avec Masaryk, Beneš est sans doute une des
personnalités les plus importantes non seulement de la Première
République tchécoslovaque mais aussi de l’histoire tchèque
contemporaine. Edvard Beneš a fait récemment l’objet d’un colloque
organisé par l’Institut et les archives Masaryk de l’Académie des
sciences de République tchèque en coopération avec le centre de
recherche Collegium Carolinum pour les Pays tchèques de Munich. Pour en
parler, Ota Konrád, professeur au département d’études allemandes et
autrichiennes de la Faculté des sciences sociales de l’Université
Charles et chercheur à l’Institut et aux archives Masaryk de
l’Académie des sciences. En savoir plus
Etienne Manac’h, un diplomate français dans la Tchécoslovaquie d’après-guerre
Etienne Manac’h est un diplomate français qui a, après avoir été
professeur de philosophie, commencé sa carrière en 1945, à Prague puis
à Bratislava. Il connaît alors tous les soubresauts de l’après-guerre
dans la Tchécoslovaquie d’alors qui passe sous la coupe des communistes.
En 1951, il est expulsé en à peine quarante-huit heures du pays pour «
activités hostiles » contre le régime. Ces « activités hostiles »,
c’est l’aide qu’il apporte aux démocrates tchécoslovaques pour fuir
le pays. Sa fille, Bérénice Manac’h publie depuis 2008 le Journal
intime de son père, dont le deuxième tome couvre toute la sombre période
dans la Tchécoslovaquie d’après-guerre. En savoir plus
Les enfants à la découverte des « mystères des églises » de Stará Boleslav
Vous l’aurez compris : il ne s’agit pas de chanteurs professionnels qui
viennent d’interpréter le célèbre chant national consacré à saint
Venceslas, « Svatováclavský chorál ». Vous venez en fait d’entendre
les enfants du collège de Prague-Radotín, âgés de onze et douze ans.
Ils ont pris part à un projet intitulé « Tajemství chrámů » - « Les
mystères des églises ». Nina Nováková, professeur de latin, de
philosophie et d’éthique appliquée au lycée de Brandýs nad Labem, à
proximité de Stará Boleslav, anime ce programme depuis 2010. Nous avons
récemment passé une demi-journée dans les églises de Stará Boleslav,
en compagnie de ces enfants et de leur guide. En savoir plus
« La figure de saint Venceslas n’a jamais été contestée, même par les anticatholiques »
Pour parler de saint Venceslas (svatý Václav en tchèque), de sa
légende, du symbole religieux et historique qu’il représente, mais
aussi de son importance ou non dans l’imaginaire des jeunes Tchèques,
catholiques notamment, à l’heure actuelle, rencontre aujourd’hui avec
frère Ludvík Grundman, de l’ordre des Dominicains. Radio Prague a
commencé par lui demander s’il se souvenait de ce que saint Venceslas
représentait pour lui enfant… En savoir plus
« Le français reste essentiel pour le patrimoine universel de l’humanité »
Le 2e Congrès européen des professeurs de français se tiendra à Prague
de jeudi à samedi. Cinq ans après Vienne, la capitale tchèque accueille
cette prestigieuse rencontre dont le principal objectif, pour les
organisateurs comme pour les participants, et en premier lieu les
professeurs de français et les spécialistes de la langue et de
l’éducation en provenance de toute l’Europe, sera d’abord
d’initier la mise en place d’une politique commune européenne pour le
français. Représente de la Fédération internationale des professeurs de
française organisatrice du rassemblement lors de la conférence de presse
de présentation, Doina Spita a répondu aux questions de Radio Prague. En
tant que présidence de la Commission pour l’Europe centrale et orientale
de cette fédération, Doina Spita a d’abord expliqué le choix de Prague
: En savoir plus
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