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Huit mois après les élections législatives et cinq mois après la démission du gouvernement minoritaire formé par le mouvement ANO, le président Miloš Zeman a nommé ce mercredi un nouveau cabinet, à nouveau dirigé par le leader d'ANO, Andrej Babiš. En janvier dernier, son premier gouvernement n'avait pas obtenu la confiance des députés. L'actuel gouvernement est le résultat d'un accord de coalition avec le parti social-démocrate, et doit être soutenu par le Parti communiste, une première depuis 1989.

Sans surprise, le chef de l'Etat tchèque n'a nommé l'eurodéputé social-démocrate Miroslav Poche au poste de ministre des Affaires étrangères, ni le président ni les communistes ne le souhaitant voir à ce poste. C'est le leader social-démocrate Jan Hamáček qui, outre l'Intérieur, prendra temporairement la tête de la diplomatie tchèque. Le parti social-démocrate a obtenu cinq portefeuilles ministériels : l'intérieur, les affaires étrangères, le travail et les affaires sociales, l'agriculture et la culture. Les dix autres membres du gouvernement sont issus du mouvement ANO. Quelques changements ont eu lieu dans ces ministères : l'actuelle ministre de la Défense Karla Šlechtová laisse sa place à l'actuel ministre de l'Intérieur Lubomír Metnar, à la tête du ministère de l'Industrie et du commerce, Tomáš Hüner est remplacé par Marta Nováková. En raison de dissensions internes, le ministre de la Justice Robert Pelikán, qui a d'ailleurs renoncé à son mandat de député, est également absent de ce nouveau cabinet.

Le Premier ministre Andrej Babiš souhaite demander la confiance des députés pour son gouvernement dans deux semaines. Les communistes doivent décider ce samedi de la position à adopter vis-à-vis d'un gouvernement envers lequel ils ne cachent pas leurs réserves.

La compagnie d'électricité tchèque ČEZ, dont l'Etat est actionnaire à hauteur de 70%, lance une « offensive éolienne » en France, pays où la filière vent ne cesse de se renforcer depuis le milieu des années 2000. « La France bénéficie d'un fort potentiel de croissance en sources renouvelables. Mon impression est que nous sommes là à un moment opportun, celui d'une transition énergétique », a indiqué Martin Pacovský, responsable chez ČEZ des énergies renouvelables. « Il est bon d'être présent », insiste-t-il alors que la France s'est fixé pour objectif d'élever la part des énergies vertes dans le mix énergétique global à 23% en 2020 puis à 32% en 2030.

La société ČEZ, premier électricien tchèque, a fait en juin 2017 l'acquisition en France d'un ensemble de neuf projets d'éoliennes en phase de préparation avancée, à la société allemande ABO Wind. La compagnie tchèque a déjà obtenu les feux verts nécessaires pour quatre de l'ensemble des neuf projets de centrales éoliennes en France, d'une puissance installée totale de 42,4 mégawatts. La construction de la première éolienne CEZ en France commencera fin 2018 à Aschères-le-Marché, dans le Loiret, pour être achevée au second semestre 2019. Les cinq autres projets se trouvent "à différentes étapes d'autorisation", constate M. Pacovský avant de relever que le processus d'octroi de permis "n'est pas des plus simples" en France. Si tous les neuf projets sont réalisés, la puissance installée des éoliennes ČEZ en France atteindra 100 MW d'ici cinq ans.