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Prague veut continuer à soutenir l'accord sur le nucléaire iranien, après l'annonce mardi par le président Donald Trump du retrait des Etats-Unis de ce texte. "La République tchèque, avec les autres Etats de l'Union européenne, considère qu'il s'agit d'un instrument important pour réduire le risque de prolifération des armes nucléaires et pour la dénucléarisation de la région", explique le ministère des Affaires étrangères, dans un communiqué publié ce mercredi.

Le ministre Martin Stropnický (ANO), qui pourrait prendre prochainement le poste d'ambassadeur en Israël selon des médias tchèques, estime cependant regrettable que, dans sa réaction à la décision de M. Trump, la cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini n'ait pas mentionné le risque que constituerait le programme balistique iranien. D'après La Tchéquie, la communauté internationale devrait urgemment de saisir de cette question. Martin Stropnický voit par ailleurs d'un mauvais œil les sanctions économiques annoncées par Washington à l'encontre de Téhéran, qui pourraient affecter des entreprises européennes.

Son prédécesseur, le social-démocrate Lubomír Zaorálek, condamne lui sans détour la décision américaine. "Il est naïf de penser que l'Iran va reculer, si on commence à se comporter avec lui en ennemi. La décision de Donald Trump ne fait que renforcer les cercles conservateurs en Iran. A nouveau dominent aux Etats-Unis les idées qui ont conduit à l'intervention en Irak, avec toutes les conséquences tragiques que nous constatons jusqu'à aujourd'hui", écrit l'ancien ministre sur Twitter.