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La vente des actifs du groupe énergétique tchèque ČEZ en Bulgarie continue de faire des vagues. Ce mercredi, le Premier ministre Andrej Babiš a fait savoir qu’il avait appelé son homologue bulgare Boïko Borissov mardi. Ce dernier a tenu à prendre ses distances et déclaré que son gouvernement n’était pas impliqué dans cette affaire. Boïko Borissov a appelé la banque centrale et le service de renseignement à s’intéresser de plus près aux conditions de la transaction.

Pour rappel, ČEZ, dont l’Etat tchèque est l’actionnaire majoritaire, a signé un contrat de vente, notamment de son distributeur d’électricité pour plus de trois millions de clients, avec Inercom, une petite société peu connue spécialisée dans la production d’énergie solaire, pour un montant estimé à 320 millions d’euros. Suite à la signature du contrat, la ministre de l’Energie bulgare, soupçonnée d’entretenir des liens avec les propriétaires d’Inercom, a démissionné de ses fonctions.

Selon l’agence Reuters, le chef du gouvernement bulgare a déclaré avoir reçu des documents confidentiels de la part d’Andrej Babiš démontrant que des sociétés russo-géorgiennes siégeant dans des paradis fiscaux, de même que des banques russes et bulgares, étaient engagées dans la transaction. Andrej Babiš a toutefois démenti cette information. Il a indiqué qu’il avait informé son homologue bulgare de la façon dont s’était passée la vente côté tchèque et que la direction de ČEZ, qui a décidé de quitter le marché bulgare en raison de conflits avec les autorités locales, l’avait assuré de la transparence des opérations.