Archives du thème Culture
Frederik Peeters : « Le lecteur ne doit pas penser que l’on se moque de lui »
Originaire de Genève, Frederik Peeters, 37 ans, est connu du public
tchèque et international notamment grâce à sa BD « Pilules Bleues »,
un récit autobiographique sur sa vie avec une jeune femme séropositive et
son petit garçon, lui-aussi atteint du Sida. Frédérik Peeters a assisté
à la clôture du Komiksfest de Prague. Radio Prague l’a rencontré. En savoir plus
Pascal Rabaté : « Aux Beaux Arts, on m’a demandé d’oublier la BD, ce médium pour attardés »
Aujourd’hui, dans Culture sans frontières, il sera question de bande
dessinée. La 6e édition du festival Komiksfest s’est terminée le 5
novembre dernier à Prague. En République tchèque, ce support est de plus
en plus prisé, même si nous sommes encore très loin des 4 000 titres
publiées annuellement en France : ici, les maisons d’édition publient
environ 150 albums par an, dont une quinzaine de BD d’auteurs tchèques.
L’auteur, dessinateur et cinéaste français Pascal Rabaté est venu au
festival Komiksfest à l’occasion de la parution, en tchèque, de
l’intégrale de son œuvre majeure, la BD « Ibicus » en tchèque aux
éditions MOT. Pour « Ibicus », dont nous avons déjà parlé à
l’antenne, Pascal Rabaté s’est inspiré du roman éponyme d’Alexis
Tolstoï sur les déboires d’un personnage médiocre, d’un escroc,
pendant la Révolution russe. Au micro de Radio Prague, Pascal Rabaté a
expliqué comment il créait ses histoires, si le dessin lui venait en
premier… En savoir plus
Karel Jaromír Erben, notre contemporain
Il est peu de Tchèques qui ne connaissent pas par cœur au moins quelques
vers de Karel Jaromír Erben. Comment se fait-il que ce poète du XIXe
siècle reste tellement populaire, tellement présent dans la culture
tchèque encore aujourd’hui ? Comment se fait-il qu’il ait inspiré au
cours des derniers siècles tant d’écrivains, de musiciens, de peintres
et de cinéastes ? Telles sont les questions que se posent les historiens
de la littérature notamment ces jours-ci alors que nous fêtons le
bicentenaire de sa naissance. En savoir plus
Jana Claverie (II) : « A Prague, Jiří Kolář rêvait de Paris »
Lauréate, cette année, du prix Gratias Agit décérné par le ministère
tchèque des Affaires étrangères, Jana Claverie partage sa vie entre la
Dordogne et Paris où elle a émigré en 1968. Conservatrice au centre
Pompidou, Jana Claverie y présentait des artistes tchèques interdits sous
le régime communiste, certains étant venus, pour des séjours plus ou
moins longs, en France. Aujourd’hui, Jana Claverie nous parlera d’une
de ces personnalités qu’elle côtoyait, dans les années 1980-1990, à
Paris, du collagiste et poète Jiří Kolář. Tout d’abord, Jana
Claverie caractérise la communauté tchèque qui s’était formée à
Paris suite à l’écrasement du Printemps de Prague. En savoir plus
Karel Jaromír Erben, un poète sous les apparences d’un archiviste
Il y a deux siècles naissait dans le village de Miletín, au pied des
Monts des Géants, Karel Jaromír Erben. Poète, prosateur, folkloriste et
linguiste, Karel Jaromír Erben est un des principaux artisans de la
renaissance littéraire tchèque au XIXe siècle. Son bicentenaire nous est
rappelé, ces jours-ci, par plusieurs expositions, débats et colloques.
Václav Richter a visité l’exposition retraçant la vie et l’oeuvre de
cet écrivain inaugurée lundi à la Bibliothèque nationale de Prague. En savoir plus
Vít Vlnas : la canonisation de sainte Agnès restera liée à la victoire de la révolution de Velours
2011 est en République tchèque l’Année sainte Agnès pour célèbrer
les 800 ans de la naissance de la princesse Agnès, future sainte patronne
des Tchèques qui a échangé une destinée royale contre le service aux
nécessiteux. Lancée officiellement au mois de mars, l’Année sainte
Agnès culminera le 25 novembre prochain par une grande exposition dans le
cloître praguois que Sainte Agnès a fondé et qui porte son nom. Mais
avant encore, une messe sera célébrée ce samedi, dans la cathédrale
Saint-Guy, en hommage à la canonisation d’Agnès de Bohême, le 12
novembre 1989, quelques jours à peine avant le début de la révolution de
Velours. En savoir plus
Le grand blond avec un rouge pif
L’acteur comique français Pierre Richard était à Prague pendant deux
jours cette semaine. Cependant il n’était pas là pour un événement en
rapport avec le cinéma ou le théâtre, comme on aurait pu s’y attendre,
mais pour présenter ‘son’ vin. En effet, l’acteur, célèbre en
France comme en Europe pour ses rôles dans de nombreux films humoristiques
français, est également vigneron. Depuis 1986 il possède un domaine dans
l’Aude, le Château Bel Evêque. C’est donc au restaurant ‘Mon Rouge
Pif’ (du nom d’un de ses vins), à Žižkov, qui distribue les
productions de son domaine, que nous avons pu le rencontrer. Retour sur une
longue carrière avec cet acteur qui a de la bouteille et qui reste très
aimé par les Tchèques. En savoir plus
Une dizaine de films projetés à Paris pour promouvoir la récente production tchèque
Czech-in pour le cinéma tchèque : c’est le nom du festival qui se
déroule pour la deuxième fois à Paris à partir de mardi et dans le
cadre duquel une dizaine de films tchèques vont être présentés au
public du cinéma parisien L’Entrepot. Markéta Hodoušková est en
charge de la programmation, Radio Prague l’a jointe par téléphone pour
en savoir plus: En savoir plus
L’intégrale de l’œuvre pianistique de Bedřich Smetana
Le talent de la pianiste Jitka Čechová, sa musicalité, son tempérament
dynamique et sa technique éblouissante la classent parmi les plus grands
virtuoses tchèques et l’imposent sur le plan international. Soliste
née, elle réserve aussi une importante partie de ses activités à la
musique de chambre et joue, avec son mari, le violoncelliste Jan
Páleníček, dans le Trio qui porte le nom du compositeur Bedřich
Smetana. En savoir plus
Jana Boková : « Un exilé est toujours marginal »
Jana Boková est réalisatrice de films documentaires. D’origine
tchèque, elle vit depuis des années à Buenos Aires, en Argentine. Comme
beaucoup de Tchèques de sa génération, elle a choisi l’exil en 1968,
faute de perspectives après l’invasion soviétique de la
Tchécoslovaquie. C’est à Paris qu’elle s’établit d’abord, où
elle fait ses études, avant de partir pour les Etats-Unis où elle
travaille comme photographe pour le magazine Rolling Stones. Elle poursuit
des études de cinéma à Londres et c’est le documentariste et
ethnologue français Jean Rouch qui dirige son premier film d’études.
Depuis la fin des années 1970, Jana Boková, éternelle voyageuse comme le
sont souvent les grands exilés, sillonne le monde et tourne des films.
Elle a filmé l’acteur hollywoodien Anthony Quinn, tourné avec Eric
Clapton, s’est intéressée au tango argentin. Parmi son importante
production deux films en particulier retiendront notre attention
aujourd’hui : un documentaire sur La Havane, tourné en 1989, et Bye Bye
Shangaï, un film très personnel à la rencontre de grandes figures de
l’exil tchécoslovaque telles que Petr Král, Vlastimil Třešňák,
Vladimíra Čerepková et d’autres. Jana Boková était récemment à
Paris, une occasion de la rencontrer. En savoir plus
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