Archives du thème Culture
Spiritual Quintet: 50 ans déjà
La salle Lucerna était pleine à craquer, en ce début de novembre, lors
du concert du groupe folk Spiritual Quintet, donné en rappel du 50ème
anniversaire de sa création. Considéré comme le précurseur de la
musique folk et comme le premier groupe folk tchèque, sa place sur la
scène musicale du pays demeure inébranlable. En savoir plus
Journal intime d’un demandeur d’asile : Babi Badalov exposé à la galerie TranzitDisplay
La galerie TranzitDisplay, à Prague, propose jusqu’au 16 janvier une
exposition de l’artiste Babi Badalov. Pour évoquer son travail, Vít
Havránek, un des deux fondateurs de la galerie : En savoir plus
Emmanuel Guibert, sur les traces d’Alan Cope en Tchécoslovaquie, 65 ans après la guerre (II)
Suite et fin aujourd’hui de l’entretien accordé par le dessinateur et
auteur de bande-dessinée français Emmanuel Guibert qui était à Prague,
il y a une semaine, dans le cadre du Komiksfest. Emmanuel Guibert est
l’auteur de nombreux ouvrages dont la très belle et très émouvante
trilogie Le Photographe, consacrée au reportage photo de son ami Didier
Lefèvre qui, dans les 1980 a suivi une mission de Médecins sans
frontières dans les montagnes Afghanistan. On lui doit aussi une autre
trilogie, une biographie dessinée intitulée La Guerre d’Alan dont le
troisième tome vient de sortir en tchèque. C’est le récit de son ami
Alan Cope, ancien G.I. américain qui dans les troupes du Général Patton
a traversé l’Allemagne à la fin de la guerre pour se retrouver
notamment en Tchécoslovaquie, au moment de la libération. Dans la
première partie de cet entretien, Emmanuel Guibert nous avait confié
l’importance symbolique que revêtait ce premier séjour en République
tchèque, sur les traces de son ami Alan. A la fin de la première partie
de l’entretien, nous avions quitté Alan Cope aux abords de Prague, où
avec le reste de son unité il avait assisté à la reddition d’un
général allemand. Le Général Patton veut aller le plus loin à l’Est,
mais l’histoire en décide autrement, et ce sont finalement les
Soviétiques qui délivrent officiellement Prague et le pays. En savoir plus
Un chapitre mal-aimé de l’histoire des arts plastique tchèques
La première décennie après la fin de la Deuxième Guerre mondiale en
Tchécoslovaquie est une période marquée par un régime arbitraire. Le
pays libéré en 1945 de l’occupant nazi ne jouit d’une liberté
relative que deux ans et quelques mois. En février 1948, les communistes
prennent le pouvoir et instaurent un régime imitant la dictature
stalinienne. Tout doit se soumettre à la doctrine officielle, toute
opinion indépendante devient trahison. C’est la peur qui couve sous
l’optimisme affiché et ceux qui ne se soumettent pas aux nouvelles
autorités sont bannis en marge de la société et risquent la prison voire
la mort. Dans l’art, c’est la doctrine du réalisme socialiste qui est
appliquée et il semble que l’art véritable cesse d’exister. Ce
n’est qu’en 2010 qu’une exposition et un livre rendront justice à
cette période en révélant que même pendant ce temps-là il existait en
Tchécoslovaquie une culture indépendante, un art secret mais vigoureux
qui évoluait librement malgré les impératifs politiques. En savoir plus
Tchèque et slovaque : deux langues slaves ou une langue tchécoslovaque ?
Salut à tous les tchécophiles de Radio Prague – Ahoj vám všem,
milovníkům češtiny Radia Praha ! Mercredi prochain, 17 novembre,
Tchèques et Slovaques célébreront le 21e anniversaire de ce qui est
communément appelé « la révolution de velours » – sametová
revoluce, à savoir le processus qui a abouti, en 1989, à la fin du
régime communiste en Tchécoslovaquie. L’année dernière à la même
époque, nous avions notamment rappelé que, pour différentes raisons, les
Slovaques désignaient plutôt cette période parfois aussi appelée « la
révolution de novembre » - « listopadová revoluce », comme « la douce
révolution » - « nežná revolúcia », comme le faisaient d’ailleurs
initialement également les Tchèques eux-mêmes avant que leur « něžná
revoluce » ne devienne « sametová », c’est-à-dire qu’elle est
restée douce, mais douce comme « du velours ». En revanche, les
Slovaques, eux, ne parlent que très rarement de « zamatová revoluce ».
Cette constatation nous amène au sujet du jour : à savoir les
différences qui existent entre les langues tchèque et slovaque. Deux
langues très proches et ressemblantes, mais pourtant pas identiques et
même parfois très différentes, comme le sont eux-mêmes Tchèques et
Slovaques…
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Courrier des auditeurs
Bienvenue à l’écoute de l’une de vos rubriques préférées,
consacrée comme chaque fin de semaine à vos lettres, mails, rapports
d’écoute, remarques, encouragements ou critiques. En savoir plus
Jan Švankmajer, cinéaste admiré par ceux qui n’ont pas « claqué la porte de leur enfance »
« Buñuel + Disney = Švankmajer », aurait dit Miloš Forman. Maître du
cinéma d’animation, découvert par les Français au festival d’Annecy
en 1983, plasticien, militant surréaliste et collectionneur de
curiosités, Jan Švankmajer est, en effet, un des artistes les plus
originaux et les plus inventifs de notre époque. Avec son collaborateur
Bertrand Schmitt, nous parlerons notamment de son nouveau film : de la
comédie psychanalytique Survivre à sa vie, où il est question de rêves
qui sont, pour emprunter les mots d’un des personnages « notre seconde
vie, ou peut-être la première... » En savoir plus
L’Art déco à l’honneur au Salon des antiquaires de Prague
Le 26e Salon des antiquaires a ouvert ses portes, ce jeudi, à l’Hôtel
de la Nouvelle ville de Prague. 59 exposants de toute la République
tchèque y présentent ce qu’ils ont trouvé de meilleur sur le marché
local des antiquités. En savoir plus
13e Festival du Film Français : cinq avant-premières et une rétrospective Amos Gitai
Du 25 novembre au 1er décembre prochain, Prague et sept autres villes de
République tchèque accueilleront le 13e Festival du Film Français. Comme
chaque année le Festival sert de tremplin à plusieurs films achetés par
des distributeurs tchèques et qui sont présentés en avant-première
pendant la semaine. C’est ce que détaille Tereza Jiravová, porte-parole
du festival. En savoir plus
Succès inattendu de la rétrospective Švankmajer à Paris
Alice, Possibilités du dialogue, Les Conspirateurs du délice, Nourriture,
La Fin du stalinisme en Bohême, Otesánek… Voilà quelques-uns des films
les plus connus du cinéaste Jan Švankmajer, 76 ans, qui viennent
d’être présentés dans le cadre de la rétrospective de son œuvre au
Forum des images à Paris. Plusieurs événements ont eu lieu dans le cadre
de cette intégrale : des rencontres et discussions avec le public, une
leçon de cinéma entre Švankmajer et l’historien de cinéma Pascal
Vimenet, une table ronde en présence des membres de groupes surréalistes,
ainsi que l’avant-première du nouveau long-métrage de Švankmajer,
intitulé Přežít svůj život (Survivre à sa vie). La manifestation a
suscité un vif intérêt du public, comme nous le raconte le collaborateur
de Jan Švankmajer, Bertrand Schmitt : En savoir plus
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