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Comme cela était attendu, les députés ont voté à 140 voix contre 7 la dissolution de la Chambre basse du Parlement, ouvrant la voie à l'organisation d'élections législatives anticipées. Les partis social-démocrate, communiste, TOP 09 et Affaires publiques ont soutenu la proposition de dissolution, qui doit désormais être validée par le chef de l'Etat Miloš Zeman. Celui-ci dispose de deux semaines pour fixer la date des élections législatives, qui, selon la Constitution, doivent être organisées au maximum soixante jours après la dissolution de la Chambre des députés. Il a déjà annoncé qu'il souhaitait retenir le week-end du 25 et 26 octobre pour ce scrutin. Pour être validée, la proposition de dissolution devrait recueillir une majorité qualifiée de trois cinquièmes des députés, soit au moins 120 votes.

Depuis juin dernier et la démission du gouvernement de droite de Petr Nečas suite à un scandale de corruption, la République tchèque traverse une période de crise politique. Le cabinet de Jiří Rusnok, dit "d'experts" et voulu par Miloš Zeman, a échoué il y a plus d'une semaine à obtenir la confiance des députés. Les principaux partis politiques semblent ont donc opté pour une dissolution de la Chambre basse pour mettre fin à la crise. Le parti civique-démocrate (ODS), au prétexte que la Chambre des députés aurait dû privilégier le vote de textes importants, a décidé de ne pas participer au scrutin. Cette formation, longtemps leader à droite, a beaucoup à perdre avec l'organisation d'élections anticipées, elle qui souffre d'un important déficit de popularité.