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Le Soudan reproche au ministère des Affaires étrangères tchèque ses déclarations critiques la semaine dernière qui ont fait suite à la participation du président soudanais au sommet de la Ligue arabe à Amman, capitale de la Jordanie. Prague avait regretté qu’Omar el-Béchir n’ait pas été arrêté à cette occasion avec qu’il est visé par des mandats d'arrêt par la Cour pénale internationale, qui l'accuse notamment de génocide au Darfour. L'organisation de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch avait pourtant appelé la Jordanie à lui refuser l'entrée sur son territoire ou à l'arrêter s'il s'y trouve. L’ambassade du Soudan en République tchèque a publié un communiqué de presse ce mardi dans lequel elle exprime ses reproches. « Il est regrettable qu’un tel tweet (forme choisie par le ministère tchèque pour exprimer sa désapprobation) arrive quatre semaines seulement que le ministre des Affaires étrangères tchèque, accompagné d’une délégation officielle au sein de laquelle se trouvait l’attaché de presse, a effectué une visite du Soudan pour exprimer les remerciements du gouvernement tchèque suite à la grâce accordée par le président Omar el-Béchir au citoyen tchèque condamnée Petr Jašek », peut-on lire dans ce communiqué. Missionnaire condamné à vingt ans de prison au Soudan en janvier dernier, Petr Jašek est rentré en République tchèque en février, après quatorze mois de détention, suite à l’intervention du chef de la diplomatie, Lubomír Zaorálek, qui s’était rendu à Khartoum pour négocier sa libération.