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Selon le porte-parole du président tchèque, Jiří Ovčáček, l’ambassade tchèque basée à Damas, en Syrie, défend l’envoi de soldats tchèques sur le plateau du Golan. Selon la représentation diplomatique tchèque en Syrie, les ministères des Affaires étrangères et de la Défense aurait été induits en erreur lors de leur décision de renoncer à l’envoi plusieurs soldats pour participer à la mission FNUOD, à l'initiative des Nations-Unies, sur le territoire situé dans la zone frontalière entre la Syrie et Israël. Les représentants de l'ONU tablaient sur le déploiement d'une vingtaine de militaires tchèques qui auraient été basés dans la partie syrienne de la zone. Or, les autorités tchèques comptaient prendre des positions dans la partie occupée depuis 1967 et la guerre des Six jours par Israël. Le porte-parole du ministère de la Défense Petr Medek a récemment indiqué qu'un stationnement en Syrie était pour Prague « inacceptable pour des raisons sécuritaires, opérationnelles ainsi que politiques ». Selon le rapport préparé par la mission diplomatique tchèque à Damas à l’intention du chef de l’Etat tchèque, les soldats tchèques auraient été basés dans une zone sous contrôle de l’armée syrienne. « La sécurité des unités de la mission FNUOD est assurée par des soldats irlandais, même lors des déplacements vers Damas, et non pas par des militaires syriens, comme cela est faussement indiqué par les informations de la mission permanente à l’ONU, » a ajouté le porte-parole du président tchèque.

Le ministère tchèque des Affaires étrangères a réagi par la voix de sa porte-parole, qui a défendu sa décision, estimant qu'elle avait été prise en fonction d'informations tout-à-fait fiables. A noter que l'envoi de soldats tchèques sur le plateau du Golan est une mission ardemment défendue par le chef de l'Etat tchèque.