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Le gouvernement tchèque a manifesté son soutien aux frappes de l’armée américaine en Syrie, en coordination avec la France et le Royaume-Uni, dans la nuit de vendredi à samedi. Sur son compte Twitter, le Premier ministre Andrej Babiš a qualifié « d’inévitable » l’opération menée sur des cibles associées aux capacités du dictateur syrien Bachar Al-Assad. Pour la République tchèque, les armes chimiques sont « un instrument de guerre inacceptable » et « la situation en Syrie est devenue insupportable depuis longtemps », a ajouté le chef du gouvernement.

De son côté, le ministère des Affaires étrangères a publié un communiqué dans lequel il appelle à la recherche d’une solution politique : « Avec l’Union européenne et nos autres alliés, nous appelons tous les acteurs du conflit à contribuer à une désescalade et à renouveler les négociations de paix ». Enfin, la ministre de la Défense, Karla Šlechtová, a indiqué que « les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la France ont clairement montré que l’usage des armes chimiques ne peut pas être toléré » et que « les conséquences de l’attaque sur les civils ont été minimalisées ».

Inversement, le président de la République, Miloš Zeman, a critiqué cette attaque. « La solution militaire est toujours le dernier recours », a fait savoir son porte-parole. De même, le leader du parti communiste, Vojtěch Filip, a déclaré que « les attaques militaires contribuaient à une escalade de la tension » et que cette attaque concrète pouvait avoir « des conséquences catastrophiques ».