Archives: Histoire | Seconde Guerre mondiale Seconde Guerre mondiale
Nazis en Bohême : des plans à court terme, des plans à long terme
Alors qu'une exposition à Prague rappelle la vie sous le régime nazi dans les pays tchèques et les 70 ans du décès du chef du protectorat Heydrich à la suite d’un attentat réalisé par la résistance tchèque, nous vous proposons de revenir sur la vie des membres du parti nazi dans le protectorat de Bohême-Moravie, et plus particulièrement sur l’un des principaux protagonistes : Adolf Eichmann. En savoir plus
Soixante-dix ans après l’attentat contre Reinhard Heydrich
Pour beaucoup, il s’agit du plus grand acte de résistance de la Seconde
Guerre mondiale : le 27 mai 1942, deux résistants tchécoslovaques ont
perpétraient à Prague un attentat contre le Protecteur de Bohême-Moravie
Reinhard Heydrich. Alors troisième homme le plus puissant de la SS,
Heydrich est mort de ses blessures une semaine plus tard. A l’occasion de
cet anniversaire, l’ONG Post Bellum a installé une réplique du camp de
concentration de Mauthausen dans le parc de la place Charles, en plein
centre de Prague. Cette réplique abrite une exposition consacrée à sept
parachutistes ayant participé à l’attentat, ainsi qu’à leurs
collaborateurs et familles exécutés à Mauthausen en octobre 1942. En savoir plus
Lidice, revisiter son histoire et son passé tragique par l’émotion
Le 10 juin prochain, la République tchèque s’apprête à commémorer le
soixante-dixième anniversaire du massacre de Lidice. Cette semaine,
l’association Sonosfera audiodrama, en partenariat avec l’Institut
d’étude des régimes totalitaires, présente au public son travail de
reconstitution de l’atmosphère du village avant la tragédie. Un projet
qui n’est pas sans générer quelques remous dans la presse en raison du
soutien financier et symbolique d’un partenaire encombrant : le bureau
pragois des Allemands sudètes. En savoir plus
Laurent Binet : « L’attentat contre Heydrich, le plus grand acte de résistance de la Seconde Guerre mondiale »
HHhH. Derrière ce titre de roman qui peut, à juste titre, susciter
l’interrogation se cache un acronyme : "Himmlers Hirn heisst
Heydrich", soit : Le cerveau d’Himmler s’appelle Heydrich. Une
expression utilisée par les nazis eux-mêmes pour désigner le chef de la
Gestapo et protecteur de Bohême-Moravie Reinhard Heydrich, un des
dirigeants nazis les plus redoutables et redoutés du IIIe Reich. C’est
à sa figure, mais surtout aux deux parachutistes tchécoslovaques qui
l’ont abattu en 1942 que s’est intéressé l’écrivain français
Laurent Binet dans son roman paru en 2009 chez Grasset, prix Goncourt du
premier roman en 2010. Tout comme Jonathan Littell et ses Bienveillantes
ou
Yannick Haenel avec Jan Karski, Laurent Binet fait partie de ces jeunes
auteurs qui ont investi une époque dramatique qu’ils n’ont pas
connue,
au moment où les derniers témoins de la Shoah disparaissent peu à peu.
Pour cette raison sans doute aussi, son ouvrage s’interroge dans le
même
temps sur la façon d’écrire un roman historique, sans travestir la
réalité. Nous vous proposons à l’occasion de ce 8 mai qui commémore
la fin de la Deuxième guerre mondiale une rediffusion de l’entretien
accordé par Laurent Binet à Radio Prague. En savoir plus
1945-1950 : l’armée tchécoslovaque de la restauration nationale au socialisme d’Etat
Les années qui suivent la fin de la Seconde Guerre mondiale sont une
période encore mal connue de l’histoire contemporaine. Tandis qu’en
Europe centrale, les mouvements forcés de population et le déplacement
des frontières redessinent la carte politique de l’Europe centrale, les
armées nationales qui se reconstituent au lendemain de la guerre
participent au maintien de la cohésion nationale et de la sécurité des
Etats. Au même moment, la montée au pouvoir des communistes, sortis
vainqueurs du conflit mondial, joue en faveur de la logique des deux blocs
qui s’impose progressivement et pour plusieurs décennies comme le nouvel
ordre géopolitique de l’Europe. Paul Lenormand est un jeune historien
doctorant à l’IEP Paris et au Cefres à Prague. Son travail de recherche
porte sur la création de l’armée tchécoslovaque entre 1945 et 1950. Au
micro de Radio Prague, il raconte les premières années de cette nouvelle
armée, son rôle de ciment du ‘tchécolosvaquisme’ et son orientation
vers le socialisme d’Etat. En savoir plus
La vie quotidienne des habitants de Lidice resurgit du passé
Le 10 juin prochain, 70 ans se seront écoulés depuis l’anéantissement
du village de Lidice par lequel les nazis se sont vengés de l’attentat
ayant coûté la vie à Reinhard Heydrich, protecteur du Reich en
Bohême-Moravie. 148 habitants ont été exécutés, les femmes envoyées
dans des camps d’extermination, et les enfants partiellement
exterminés,
partiellement placés dans des familles allemandes pour être
rééduqués.
Pour évoquer le sort du village rasé, l’association civique Sonosféra
prépare un projet original : une évocation de la vie quotidienne à
Lidice la veille de la tragédie. En savoir plus
Anita Rind ou la quête d’une vie à la recherche de sa famille disparue dans les camps (II)
Suite et fin de l’entretien réalisé avec Anita Rind, ancienne
correspondante du monde, auteur d’un ouvrage intitulé « Ainsi
étions-nous », sorti aux éditions Gaussen en 2010. Dans la première
partie de cet entretien, Anita Rind avait évoqué les origines de sa
famille en Tchécoslovaquie, sa naissance en France, le temps du bonheur
des vacances d’été lorsqu’avec son frère et sa sœur, ils se
rendaient à la maison familiale de Kaplice. Puis la guerre, l’Occupation
et la survie miraculeuse des Rind à la déportation, après avoir vécu
cachés pendant toute la durée du conflit. La famille restée en
Tchécoslovaquie n’a pas eu cette chance. Et très vite Anita Rind
s’est donné pour objectif de retrouver les traces de ces proches
exterminés par la fureur nazie. En savoir plus
Anita Rind ou la quête d’une vie à la recherche de sa famille disparue dans les camps nazis (I)
Ainsi étions-nous est le résultat d’une quête. Celle d’Anita Rind,
fille de Paul et Ady Rind, tous deux Juifs de Tchécoslovaquie qui se sont
retrouvés, comme bien d’autres, dans la tourmente de la Seconde Guerre
mondiale. Si la famille d’Anita Rind a miraculeusement survécu, cachée
dans le Sud de la France, pendant toute l’Occupation, presque tous leurs
proches restés en Tchécoslovaquie ont péri dans les camps
d’extermination nazis. Pendant plus de trente ans, Anita Rind a fouillé
les archives pour retrouver la trace de ces proches disparus. Radio Prague
vous propose la première partie d’un entretien réalisé avec Anita
Rind, sur cette quête de longue haleine. En savoir plus
Un projet éducatif et un livre inspirés du geste héroïque de Nicholas Winton
C’est une histoire désormais bien connue : un certain Nicholas Winton,
un homme d’affaire britannique, a organisé, à la veille de la Seconde
Guerre mondiale, le départ en train de presque 700 enfants tchèques et
slovaques, pour la plupart d’origine juive, à Londres. Cet acte
courageux a été révélé, un peu par hasard, dans les années 1980.
Depuis, environ 300 hommes et femmes, vivant aux quatre coins de la
planète et qui avaient ainsi été sauvés d’une mort certaine ont été
retrouvés. En savoir plus
Le « choix de Sophie » à la tchèque : des « cours sionistes » pour s’enfuir en Palestine
C’est l’histoire d’un choix. Un choix qui a sauvé la vie d’une
jeune fille juive pendant la Seconde guerre mondiale. Un choix qui lui a
permis de vivre alors que ses sœurs, elles, ont connu un destin tragique.
Un choix fait par une mère qui n’est pas sans rappeler le fameux «
choix de Sophie », dans le roman de William Styron. Cette histoire,
c’est celle de Zuzana Ledererová, un destin que fait revivre Judita
Matyášová, une jeune journaliste passionnée. En savoir plus
+1
+10




