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La Tchécoslovaquie de 1918, une avant-garde politique au milieu d’une Europe réactionnaire
Vingt ans, bientôt, nous séparent de la disparition de la
Tchécoslovaquie. Les raisons de la séparation sont restées incomprises
de la plupart des citoyens tchèques et slovaques pour qui la
Tchécoslovaquie était le principal legs politique de Masaryk, Beneš et
Štefánik. Créée sur les ruines de l’empire Habsbourg, la Première
République tchécoslovaque est l’un des Etats qui fait sa première
apparition sur la carte de l’Europe wilsonienne, une Europe fondée sur
le principe du droit des peuples à disposer de leur destin. C’est sur la
création du peuple tchécoslovaque et du territoire tchécoslovaque tel
qu’ils apparaissent au sortir de la Première Guerre mondiale que nous
vous proposons de revenir. En savoir plus
Le discours social de l’Eglise catholique dans la Première République tchécoslovaque
« Les Tchèques sont la nation la plus athée d’Europe ». Voici une
phrase que l’on entend souvent lorsque l’on évoque le sentiment
religieux des Tchèques après 1989. Si le pays possède de nombreuses et
somptueuses églises, force est de constater que depuis 1989 les fidèles y
sont rares et ce, malgré la reconnaissance, à la suite de la chute de la
dictature, du rôle de l’Eglise catholique comme force d’opposition au
communisme. « Conséquence de l’application d’une forme dure du
communisme et de la normalisation pendant plusieurs décennies »,
penseront certains. Rien n’est moins sûr. S’il faut reconnaître que
la sécularisation et la distanciation vis-à-vis du clergé catholique est
un phénomène observable dans l’ensemble des sociétés européennes, la
prise de distance de la société tchèque vis-à-vis de l’Eglise romaine
s’inscrit, sans doute, dans un mouvement plus ancien. Quelques éléments
de compréhension avec Jakub Štofaník, un jeune historien slovaque
installé à Prague et dont les travaux portent sur le discours social de
l’Eglise catholique tchécoslovaque dans l’entre-deux-guerres, une
période durant laquelle le clergé cherche sa place dans le nouvel Etat. En savoir plus
Isabelle Sandiford-Pellé : « Le gouvernement français a demandé au Général Pellé de partir car il était devenu trop tchécoslovaque »
Au Mémorial de Verdun, en France, se déroule jusqu’au 3 septembre une
exposition consacrée au Général Maurice Pellé, un officier important de
la Première guerre mondiale, connu surtout en République tchèque et en
Slovaquie pour avoir formé la nouvelle armée tchécoslovaque en 1919.
Personnage oublié en France, l’exposition permet de découvrir un homme
aux multiples facettes, militaire, diplomate, mais également peintre.
Cette redécouverte du Général Pellé, on la doit surtout aux recherches
inlassables menées par sa petite-fille Isabelle Sandiford-Pellé. Qu’est
ce que ce que travail lui a apporté personnellement, c’est ce qu’elle
a confié au micro de Radio Prague. En savoir plus
Le Général Pellé, un « homme clairvoyant »
Mardi a été inaugurée au Mémorial de Verdun, en France, une exposition
consacrée au Général Maurice Pellé, un officier important de la
Première guerre mondiale, connu surtout en République tchèque et en
Slovaquie pour avoir formé la nouvelle armée tchécoslovaque en 1919.
Personnage oublié en France, l’exposition permet de découvrir un homme
aux multiples facettes, comme nous le rappelle l’historien Jean-Noël
Grandhomme, professeur à l’Université de Strasbourg. En savoir plus
Denis Dumoulin, passionné par les relations tchéco-helvétiques
Denis Dumoulin est professeur d’histoire dans un lycée de la ville
suisse de Sion et passionné par l’histoire des relations entre son pays
et les pays tchèques. En savoir plus
Milan Rastislav Štefánik : la création d’un héros national tchécoslovaque (II)
Suite de l’entretien réalisé avec l’historien slovaque Michal
Kšiňan sur le personnage historique Milan Rastislav Štefánik. Dans la
première partie de l’entretien nous avons abordé les éléments
principaux de sa vie et son engagement pour la cause tchécoslovaque qui a
émergé au cours du premier conflit mondial. Sa mort tragique dans un
accident d’avion près de Bratislava, quelques mois après la naissance
de la Première République tchécoslovaque signe aussi le début de la vie
posthume de Štefánik qui est très tôt érigé en héros national.
C’est l’histoire de cette seconde vie que nous vous proposons
d’écouter. En savoir plus
Milan Rastislav Štefánik : la création d’un héros national tchécoslovaque (I)
Milan Rastislav Štefánik est sans aucun doute l’un des principaux
héros nationaux de la Première République tchécoslovaque et de la
Slovaquie après 1993. A la suite d’un tragique accident d’avion en
1919, sa vie s’est brutalement arrêtée alors que la République
tchécoslovaque venait d’être créée quelques mois plus tôt. Dans un
entretien accordé à Radio Prague, l’historien slovaque Michal Kšiňan
revient sur cette figure historique. La première partie de cet entretien,
que nous vous livrons aujourd’hui, est consacrée à son rôle dans la
cause tchécoslovaque qui émerge durant la Première Guerre mondiale. En savoir plus
Jan Sokol : « Václav Havel a toujours douté de lui-même »
Retour sur la vie et le message de Václav Havel, ancien président et
dissident, héros de la révolution de velours, décédé dimanche matin à
l’âge de 75 ans. Jan Sokol est philosophe, ancien dissident lui aussi,
candidat malheureux à la succession de Havel en 2003. Il s’est souvenu
pour Radio Prague de sa rencontre avec Havel. En savoir plus
R.A. Dvorský, la nostalgie de la 1ère République
Vendredi dernier a été jour de fête nationale en République tchèque.
Les Tchèques ont célébré le 93e anniversaire de la création du premier
Etat tchécoslovaque indépendant. L’occasion pour nous de nous
intéresser à une des personnalités marquantes du petit monde de la
musique en Tchécoslovaquie dans l’entre-deux-guerres ou pendant la
Première République, une période à laquelle de nombreux historiens,
politologues et autres nostalgiques font souvent référence aujourd’hui
encore. Avec des airs de Clark Gable, R.A. Dvorský pour son nom de scène,
ou Rudolf Antonín dans le civil, a été une des vedettes de cette
période considérée par beaucoup de Tchèques comme un âge d’or,
culturel entre autres, du pays dans sa courte histoire indépendante. En savoir plus
Ota Konrád : « Quand les historiens travaillent sur un thème en lien avec Edvard Beneš, ils travaillent avec des notions qui ne sont pas neutres »
La fondation de la Tchécoslovaquie, le 28 octobre 1918, marque
l’avènement au pouvoir de Tomáš Garrigue Masaryk et la nomination de
son plus fidèle lieutenant, Edvard Beneš, au poste de ministre des
Affaires étrangères. Avec Masaryk, Beneš est sans doute une des
personnalités les plus importantes non seulement de la Première
République tchécoslovaque mais aussi de l’histoire tchèque
contemporaine. Edvard Beneš a fait récemment l’objet d’un colloque
organisé par l’Institut et les archives Masaryk de l’Académie des
sciences de République tchèque en coopération avec le centre de
recherche Collegium Carolinum pour les Pays tchèques de Munich. Pour en
parler, Ota Konrád, professeur au département d’études allemandes et
autrichiennes de la Faculté des sciences sociales de l’Université
Charles et chercheur à l’Institut et aux archives Masaryk de
l’Académie des sciences. En savoir plus
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