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Envol 72 : Nouveaux faits inédits sur le détournement d’avion en Allemagne par dix jeunes Tchécoslovaques, il y a 40 ans
Il y a tout juste 40 ans, en juin 1972, un groupe de dix jeunes gens a
contraint les pilotes d’un petit avion sur la ligne Prague-Mariánské
Lázně à changer de direction. Leur but : passer en Allemagne de
l’Ouest. L’un des deux pilotes a été tué par balle par le leader du
groupe qui s’est donné plus tard la mort dans une prison allemande. «
Mimikry », un épisode de la série télévisée Les Trente Affaires du
Major Zeman, inspiré de la scène du détournement d’avion, a servi dans
les années 1970 la propagande politique du régime communiste.
L’objectif était de dénoncer la culture underground et les jeunes
groupes de rock dont plus particulièrement The Plastic People of The
Universe. 40 ans plus tard, une exposition intitulée « Envol 72 »
proposée par le centre d’art contemporain praguois DOX, a apporté des
témoignages inédits prouvant qu’il ne s’agissait pas d’un meurtre
prémédité du pilote, mais d’un homicide involontaire. En savoir plus
P6, la prison de Václav Havel dans le sous-sol d’un hôtel
Entretien aujourd’hui avec Jiří Vidím, propriétaire d’un hôtel du
centre de Prague qui a la particularité de conserver dans son sous-sol la
cellule où a été entre autres enfermé à plusieurs reprises le
dissident Václav Havel par les autorités communistes. Ce bâtiment de la
rue Bartolomějská, confisqué par le ministère de l’Intérieur, avait
en effet été transformé par la StB en une prison de triste réputation.
En savoir plus
Le cinéma militaire à la source de la nouvelle vague tchécoslovaque
Peut-on vraiment parler, pour les années 1960, de « miracle
cinématographique » tchèque, comme l'a écrit par exemple le journaliste
et critique de cinéma Antonín J. Liehm ? Ou existe-t-il des raisons plus
rationnelles qui expliqueraient la formidable production de la nouvelle
vague cinématographique tchécoslovaque ? Antonín J. Liehm a souligné le
rôle prépondérant des studios Barrandov, construits dans les années
1930 par les frères Havel – père et oncle de l'ancien président –,
et de leur société de production Lucerna film, comme structure de
développement de la cinématographie tchécoslovaque. Mais au même
moment, d'autres institutions, a priori moins attendues, ont aussi permis
à de jeunes cinéastes de donner, à terme, ses lettres d'or au cinéma
tchèque. C'est en effet ce que montre le travail d'Alice Lovejoy, une
historienne du cinéma américaine, à travers son étude sur le « cinéma
militaire tchécoslovaque », une structure de production
cinématographique de l'armée tchécoslovaque. En savoir plus
Le mur John Lennon de Prague : symbole de paix et de liberté
Tout touriste qui se respecte ne peut manquer le quartier de Malá Strana
à Prague. Là, juste en face de l’ambassade de France se trouve un mur
qui clôt le jardin appartenant à l’Ordre de Malte. Ce mur est assez
particulier, car il porte le nom du célèbre musicien et compositeur
britannique John Lennon. Et pour cause : son histoire est liée à cette
grande figure des Beatles, une histoire dont témoignent tous les dessins,
inscriptions et graffitis qui le recouvrent. Leur signification est
dévoilée par František Šimůnek, guide de l’agence Avant-garde
Prague. En savoir plus
« On a regardé par la fenêtre et on a vu les chars »
Valerie Levy va bientôt fêter ses 80 ans, dont près de vingt passés à
Prague. Originaire de New York, elle s’est installée ici en 1967 avec
son mari, l’écrivain et journaliste américain Alan Levy, et leurs deux
petites filles. Expulsés en 1971 par les autorités communistes, ils ont
vécu à Vienne avant de pouvoir enfin revenir à Prague, après la
révolution de velours, cette fois pour de bon. Rencontre avec Valerie Levy
dans un café du centre de la capitale tchèque : En savoir plus
L’underground tchèque, la source vive de la dissidence (II)
Le mouvement culturel de l’underground tchèque naît en réaction à la
normalisation tchécoslovaque à partir du début des années 1970.
Principal mouvement contestataire et libertaire de la Tchécoslovaquie de
Husák, il est aussi à la source de la dissidence politique qui se
manifeste en 1976 lors du procès du groupe de rock psychédélique The
Plastic People of the Universe. Le message de liberté véhiculé par
l’underground tchèque et la dissidence politique qui lui est associé
ont marqué une génération malgré leur marginalisation par le régime
socialiste. ‘L’underground après 1990’, est la suite et la fin de la
seconde partie de notre reportage avec le peintre David Němec et la
journaliste et spécialiste des cultures contestataires en Europe centrale,
Anne-Claire Veluire. En savoir plus
La police tchèque condamne trois anciens agents des services de sécurité communistes
22 ans. C’est le temps que l’historien et ancien dissident Petr Placák
aura dû attendre pour que justice soit faite. Trois anciens agents de la
police politique sous le régime communiste viennent d’être condamnés
à des peines de prison pour l’avoir enlevé et battu en 1989. En savoir plus
L’underground tchèque, la source vive de la dissidence (1)
L’underground tchèque est sans doute l’un des derniers grands
mouvements de l’histoire culturelle tchèque. Né au début des années
1970, au moment de la normalisation tchécoslovaque, nombre de ses
fondateurs sont aujourd’hui disparus. Pour parler de ce courant culturel
unique et dont la liberté de créer et de penser sont les principes
fondateurs, nous nous sommes tournés vers Anne-Claire Veluire, journaliste
et spécialiste des cultures contestataires sous les régimes totalitaires.
Nous avons également rencontré David Němec, peintre de l’underground
tchèque, fils de Jiří Němec, psychologue, philosophe et l’un des
initiateurs avec Jan Patočka, Václav Havel, Josef Topol et d’autres, du
mouvement de la Charte 77. Un reportage en deux parties dont nous vous
proposons aujourd’hui le premier épisode. En savoir plus
Dagmar Šimková, femme qui a décrit l’horreur des prisons communistes
Dagmar Šimková a passé quatorze ans dans les geôles communistes, entre
1952 et 1966. Décédée en 1995 en Australie, elle a décrit cette
terrible expérience, qui est aussi celle de plusieurs dizaines de milliers
d’autres femmes tchèques et slovaques, persécutées sous le régime
totalitaire, dans son livre intitulé « Byly jsme tam taky » (Nous aussi,
nous y étions). Ce mince ouvrage ne lâche pas le lecteur dès les
premières pages. Publié pour la première fois en 1980 dans la maison
d’édition des époux Škvorecký, à Toronto, il a été réédité à
Prague en 2010, illustré de nombreuses photographies. Elles ont été
retrouvées par l’historienne Pavlína Kourová qui prépare une
biographie de Dagmar Šimková et qui est aussi l’auteur d’une
exposition itinérante retraçant son destin. En savoir plus
Une petite histoire de l’exil tchécoslovaque en France (1948-1968)
Lucie Reitingerová est étudiante à Olomouc et elle prépare à l’heure
actuelle une thèse sur l’émigration tchécoslovaque en France, de 1968
à 1989. Un travail qui est en réalité la suite de son travail de Master
où elle s’est intéressée à cette même émigration juste après le
Coup de Prague, de 1948 à 1968. C’est cette période qu’elle a
évoquée pour Radio Prague. En savoir plus
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