Archives: Histoire | Communisme Communisme
Trois épisodes du passé communiste vus par la presse
« Les médias nationaux n’ont évoqué que modestement le 21 août 1968,
date de l’occupation de la Tchécoslovaquie par les troupes du Traité de
Varsovie, à l’occasion du 43ème anniversaire de l’événement ».
C’est ce que constate sur son site « Neviditelný pes » le journaliste
et écrivain Ondřej Neff. Nous allons vous présenter une partie de sa
réflexion... Une des récentes éditions du journal Právo a rappelé le
destin de Rudolf Slánský, « créateur et victime du régime communiste
» et s’est notamment interrogée sur les raisons de sa fidélité au
régime, dont il a fait preuve même au seuil de son exécution, tandis que
Mladá fronta Dnes s’est penché sur certaines circonstances de la mort
jamais élucidée de Jan Masaryk, fils du premier président
tchécoslovaque Tomáš Garrigue Masaryk. En savoir plus
Le 43e anniversaire de la fin d’un espoir
43 ans se sont écoulés depuis l’invasion des troupes du Pacte de
Varsovie en Tchécoslovaquie venues pour écraser par les tanks le
Printemps de Prague. Le régime soviétique ne pouvait pas tolérer ce
mouvement de libéralisation dont les artisans se proposaient de créer un
socialisme à visage humain. A l’occasion de ce triste anniversaire ont
eu lieu, ce dimanche, des rassemblements et des cérémonies
commémoratives à Prague et dans plusieurs villes tchèques. En savoir plus
Jiří Stránský : « Quelque chose en moi m’obligeait à noter tout ce que je vivais »
La littérature et l’histoire moderne se marient dans l’œuvre de
l’écrivain Jiří Stránský. Témoin de son temps, il retrace dans ses
romans, ses nouvelles et ses scénarios les méandres et les vicissitudes
de l’histoire de la Tchécoslovaquie, pays éprouvé par la dictature
communiste. Homme de courage, il n’a pas eu la vie facile, mais il a dû
faire face aux malheurs qui se sont abattus sur lui et sa famille et les a
refondus dans son œuvre littéraire. En savoir plus
La loi sur la résistance contre le communisme ne fait pas l’unanimité
La signature par le président Vaclav Klaus de la loi sur la résistance
contre le communisme a relancé, une fois de plus, le débat sur ce
phénomène qui divise la scène politique et la société tchèque. Les
opinions divergent sur l’utilité d’une telle loi et on se demande
aussi si les activités des opposants contre le communisme méritent
d’être qualifiées de résistance.
En savoir plus
Décès de Ctirad Mašín, symbole de la résistance armée contre le communisme
On les appelle familièrement les « frères Mašín ». Deux hommes qui,
avec un troisième comparse, ont fui la Tchécoslovaquie communiste dans
les années 1950, par la force des armes. L’un des deux frères, Ctirad,
est décédé le 13 août, aux Etats-Unis à l’âge de 81 ans. Sans
jamais avoir revu son pays. En savoir plus
« Je ne sais pas ce que j'aurais fait si la StB avait menacé de s'en prendre à ma fille »
Première partie aujourd’hui d’un entretien réalisé avec la
traductrice-interprète Zuzana Tomanová. Devenue après la Révolution de
velours la traductrice officielle du président Havel pour le français,
elle nous a d’abord raconté comment elle a commencé sa carrière et a
pu la poursuivre, difficilement, sous le communisme. En savoir plus
Les rituels de la normalisation : entre Spartakiades et quotidien
La galerie de l’ancien hôtel de ville de Prague propose jusqu’au 14
août une exposition intitulée « Les rituels de la normalisation ». Il
s’agit de photographies réalisées dans les années 1970 et 1980 par la
photographe tchèque Dana Kyndrová, également disponible sous forme de
livre. Elle a répondu aux questions de Radio Prague: En savoir plus
Il y a 60 ans, le « rideau de fer » devenait réalité en Tchécoslovaquie
Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, Winston Churchill avait évoqué
l’existence d’un « rideau de fer » s’étant abattu sur l’Europe.
La logique de la division du monde en deux blocs idéologiques était
engagée. En juillet 1951, avec l’adoption de la loi sur la protection
des frontières, ce « rideau de fer » devenait une réalité tangible en
Tchécoslovaquie, pour longtemps ancrée au monde communiste depuis le Coup
de Prague de février 1948. Ce sont ainsi près de 3 500 kilomètres de
frontières qui ont été sécurisés, en priorité celles partagées avec
l’Allemagne de l’Ouest et l’Autriche. En savoir plus
Journée des victimes du communisme : sortie en tchèque d’une ancienne BD américaine sur Milada Horáková
61 se sont écoulés, ce lundi, depuis l’exécution de Milada Horáková,
ainsi que de trois autres victimes du procès monstre mis en scène par les
autorités communistes contre les soi-disant « traitres de la République
et ennemis du peuple ». Le 27 juin est célébré en République tchèque
comme la Journée de commémoration des victimes du communisme. Une vieille
bande dessinée consacrée à Milada Horáková vient d’être republiée
à l’occasion du 61e anniversaire de sa mort. En savoir plus
Marie Majerová, une communiste dans le tourbillon du féminisme
Il n’est pas facile de cerner la personnalité de Marie Majerová,
écrivaine qui a laissé son empreinte dans la littérature tchèque de la
première moitié du XXe siècle. C’est d’autant plus difficile
qu’elle changeait avec le temps et qu’il y avait une grande différence
entre la femme qu’elle avait été avant la Deuxième Guerre mondiale et
celle qu’elle est devenue après la victoire du communisme dans son pays.
Impossible de nier que c’était une femme de lettres de talent, mais il
faut dire aussi que la fin de sa vie a été éclaboussée par le
dogmatisme communiste. C’est sans doute cette dernière étape de son
existence qui l’a reléguée au purgatoire de la littérature et qui en a
fait le symbole d’une littérature asservie au totalitarisme. Le livre «
Marie Majerová – femme fatale de l’avant-garde tchèque », une
monographie détaillée parue aux éditions Akropolis, démontre cependant
qu’une grande partie de l’œuvre et de la vie de Marie Majerová reste
pratiquement inconnue : En savoir plus

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