Archives: Histoire | Communisme Communisme
Andrea Sedláčková : « J’ai vécu la révolution de velours depuis Paris, comme une personne sourde » (1ère partie)
Andrea Sedláčková vit une double vie : en France monteuse de grands
films à succès, en République tchèque, réalisatrice de films. Nominée
aux Césars cette année pour le film Welcome de Philippe Lioret, elle
travaille à l’heure actuelle sur le scénatio des Lâches de Josef
Škvorecký. Le monde de ce grand nom de la littérature tchèque, elle le
connaît bien puisqu’en 2009 elle a réalisé « Rytmus v patách », Le
rythme aux talons, qui s’inspire de récits de l’écrivain tchèque. De
cela, de ses débuts en France, de la révolution de velours qu’elle a
ratée et contre toute attente du caractère similaire des Tchèques et des
Français... de tout cela il a été question dans l’entretien qu’elle
nous a accordé et dont nous vous proposons cette semaine la première
partie. Andrea Sedláčková est d’abord revenue sur sa décision
d’émigrer, pendant l’été 1989, quelques mois avant ce qui allait
être la révolution de velours.
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Les Tchèques redécouvrent le sacrifice du Polonais Ryszard Siwiec
Le 21 août 1968, les troupes du Pacte de Varsovie ont envahi la
Tchécoslovaquie, étouffant ainsi l’effervescence du Printemps de Prague
et plongeant le pays dans un marasme qui a duré pas moins de vingt ans. A
la veille de cet anniversaire, la République tchèque a rendu hommage au
Polonais Ryszard Siwiec qui, quelques mois avant le Tchèque Jan Palach,
s’était lui aussi immolé par le feu, en signe de protestation contre
cette occupation brutale.
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Election du nouveau directeur de l'USTR : « il est tout de même très clair qu’on n’a pas tourné la page politique »
Après plusieurs rebondissements, le nouveau directeur de l’Institut pour
l’étude des régimes totalitaires (USTR) a enfin été choisi ce jeudi.
Cet Institut s’était fait remarquer notamment en révélant ce qu’on
appellera l’affaire Kundera, accusant l’écrivain d’origine tchèque
de dénonciation au début des années 1950. Beaucoup d’autres
polémiques et controverses sur divers changements de personnel ou tout
simplement sur la gestion des archives de l’ancienne sécurité d’Etat
communiste, la StB, ont donc régulièrement alimenté le débat public et
médiatique. Au téléphone, nous avons joint Muriel Blaive. Elle est
historienne et chercheuse à l’Institut Ludwig Boltzmann de Vienne. Elle
est également l’auteur du très remarqué ‘1956 en Tchécoslovaquie,
une déstanilisation manquée’. Elle a été candidate à ce poste de
directeur de l’Institut pour l’étude des régimes totalitaires, et
nous lui avons demandé de nous parler de son expérience de candidate.
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Funérailles de Milan Paumer, le « troisième frère Mašín »
Les funérailles de Milan Paumer se déroulaient ce mercredi à Poděbrady,
sa ville de résidence. L’occasion de revenir sur le destin de cet homme,
étroitement associé à celui des frères Mašín, et sur la résistance
armée au régime communiste en Tchécoslovaquie.
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Polémique autour de la publication d'une liste d'espions dont certains étaient encore en activité
L’Institut d’étude des régimes totalitaires, déjà objet de
plusieurs polémiques depuis sa récente création, fait à nouveau parler
de lui. Cette fois-ci à cause d’une certaine négligence dans la
publication d’archives mais dont il ne serait peut-être pas directement
responsable. « L’Etat publie les noms de ses propres espions » titrait
en une le quotidien Mladá fronta Dnes, qui a révélé l’affaire lundi
matin.
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Echanges d'espion: les médias tchèques reparlent de Karel Köcher, échangé en 1986
Dans l’actualité internationale de cette fin de semaine, on parle
beaucoup d’un échange d’espions entre Russes et Américains. De quoi
rappeler des souvenirs qui datent de la Guerre froide et de célèbres
échanges sur le pont entre Berlin et Potsdam. C’est sur ce « Glienicker
Brücke » qu’un espion tchécoslovaque de haut rang, Karel Köcher avait
été échangé en 1985, quelques temps après son arrestation à
Washington, contre le dissident soviétique Anatoly Sharansky. Avec
l’actualité de ces derniers jours, les médias tchèques sont nombreux
à rappeler les aventures du seul espion de l’Est connu à ce jour pour
avoir réussi à infiltrer la CIA. Radio Prague en profite pour rediffuser
un extrait de l’entretien réalisé il y a deux ans avec Karel Köcher:
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Les décrets de « rétribution » de 1945-1948 : un instrument de juridiction politique
Il y a 65 ans de cela, le 19 juin 1945, était édité le décret du
président Edvard Beneš entré dans l’histoire comme le « grand décret
de rétribution ». C’est le début d’un processus visant à punir les
personnes reconnues coupables d’activités hostiles à l’Etat
tchécoslovaque durant l’occupation nazie. Le dernier décret du genre
dit « petit décret », visant à sanctionner les injures faites à
l’honneur national, fut signé par le président tchécoslovaque le 27
octobre 1945.
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Il y a 15 ans, Radio Europe Libre a déménagé de Munich à Prague
Depuis quinze ans, la Radio Europe Libre/Radio Liberté diffuse ses
émissions pour près de 25 millions d’auditeurs de par le monde à
partir de la capitale tchèque. La décision de déménager la légendaire
station américaine fondée en 1949 de Munich à Prague a été prise en
1994, sur invitation de Václav Havel. Son but essentiel consiste
dorénavant à diffuser vers les pays où la démocratie et la liberté
d’expression ne sont pas encore garanties.
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Disparition de Jarmila Bělíková, ancienne dissidente et fondatrice du VONS
De nombreuses personnalités des milieux de l’ancienne dissidence
tchèque, parmi lesquelles l’évêque Václav Malý, ont assisté ce
vendredi, au cimetière de Prague-Strašnice, aux obsèques de Jarmila
Bělíková, signataire de la Charte 77, fondatrice du VONS – le Comité
de défense des personnes injustement poursuivies, femme persécutée et
emprisonnée sous le régime communiste. Jarmila Bělíková est décédée
jeudi dernier à l’âge de 62 ans.
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Retour sur l’affaire Kundera avec Adam Hradílek et Petr Třešňák
Entretien aujourd’hui avec l’historien Adam Hradílek et le journaliste
Petr Třešňák, auteurs de l’article publié en octobre 2008 qui a mis
en cause l’écrivain Milan Kundera dans une affaire de dénonciation
remontant au début des années 1950. Un article paru dans l’hebdomadaire
Respekt et dont le retentissement a dépassé les frontières tchèques et
européennes.
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