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Milan Kundera présente une demande d’excuse à Respekt –la polémique continue dans la presse tchèque
L’affaire Kundera semble diviser l’opinion publique tchèque en deux
camps inconciliables. Les uns prônent l’innocence de Milan Kundera ou
tout au moins l’indulgence à son égard, d’autres adoptent la version
selon laquelle l’écrivain aurait dénoncé en 1950 un jeune agent
tchèque. Depuis près de deux semaines, leur polémique alimente la presse
tchèque que nous avons lue pour vous et qui met en relief, aussi,
d’autres aspects de l’affaire.
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Dans les années 1950, la société est basée sur le système de la délation
L’« affaire » Kundera a connu un rebondissement il y a une dizaine de
jours. Nous revenons aujourd’hui sur le parcours de Milan Kundera pendant
les années 50 et 60. Avant de juger ou non l’homme, il est en effet
nécessaire de comprendre cette période de mutation et d’éviter toute
histoire polémique.
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« Kundera : balance ou victime ? » : la presse tchèque en quête de réponses et de témoignages
L’affaire Kundera est loin d’avoir terminé de faire couler de
l’encre. En début de semaine, la publication d’un rapport de la
police
tchécoslovaque, datant de 1950, a provoqué un véritable choc, en RT et
dans beaucoup d’autres pays. L’écrivain français d’origine
tchèque
y apparaît comme un informateur, qui a spontanément dénoncé la
présence d’un agent de l’Ouest, Miroslav Dvořáček, qui fut ensuite
arrêté et condamné à de longues années de détention. En savoir plus
Mis en cause, Milan Kundera dément toute collaboration avec la police communiste dans les années 50
La nouvelle a évidemment eu l’effet d’un coup de tonnerre. Dès
dimanche soir, la télévision publique tchèque annonçait, en
référence
au numéro de l’hebdomadaire Respekt à paraître lundi, que le plus
célèbre des écrivains tchèques Milan Kundera aurait, dans sa jeunesse,
dénoncé un étudiant à la police communiste. En savoir plus
Début du Forum 2000
La conférence annuelle de la Fondation Forum 2000 aura lieu de dimanche à
mardi prochain dans la capitale tchèque. Le Forum 2000 est né d’une
initiative commune de Václav Havel, du philanthrope japonais Yohei
Sasakawa et du Prix Nobel de la paix Elie Wiesel. Chaque année depuis
1997, la conférence réunit des dizaines d’invités du monde entier à
Prague pour encourager le dialogue entre les nations, les religions et les
professions. En savoir plus
Agnieszka Holland : 68 était « une expérience vitale, comme une expérience existentielle »
Née en 1948 à Varsovie, la cinéaste Agnieszka Holland a très rapidement
vécu avec une certaine méfiance du régime communiste, après que son
père ait été retrouvé mort, emprisonné lors d’une des premières
vagues de purges antisémites après la Seconde Guerre mondiale. Elle
quitte son pays en 1966 et vient étudier à Prague, où elle commence des
études de cinéma à la FAMU. En 1971, elle retourne en Pologne où elle
rejoint un groupe de jeunes cinéastes autour d’Andrzej Wajda. Elle
tourne ses premiers longs métrages à la fin des années 70, et quitte à
nouveau son pays peu avant l’instauration de la loi martiale en 1981,
pour se rendre en France. La réalisatrice de Europa Europa, de Totale
eclipse avec Léonardo DiCaprio ou plus récemment de Copying Beethoven,
revient pour Radio Prague sur ses années de jeune étudiante à Prague, en
1968.
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Pierre Kende, un regard franco-hongrois sur les évènements de 1968.
L’Institut pour l’étude des régimes totalitaires a organisé du 7 au
9 septembre dernier une conférence internationale intitulée « Appareil
de sécurité, propagande et printemps de Prague ». Parmi les nombreux
chercheurs étrangers et les différents témoins de 1968, le sociologue
hongrois Pierre Kende, exilé en France après 1956, est donc venu
présenter la réception française de 1968. Nous l’avons également
interrogé sur la façon dont ont été vécus les évènements de 1968 en
Hongrie.
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Il y a de cela 40 ans, un Polonais décidait de protester contre l’invasion de la Tchécoslovaquie en s’immolant ...
Quarante ans se sont écoulés ce lundi depuis la mort du Polonais Ryszard
Siwiec, première personne qui s’est immolée, le 8 septembre 1968 à
Varsovie, en protestation contre l’occupation de la Tchécoslovaquie. La
police secrète communiste a dissimulé son geste. Un concert a été
donné dimanche au Rodolphinum, en son hommage. En savoir plus
Viktor Fainberg ou le courage des dissidents russes
Le 25 août, 40 ans se sont écoulés depuis le jour où huit personnes ont
manifesté sur la Place rouge à Moscou contre l’occupation de la
Tchécoslovaquie par les troupes soviétiques. Parmi eux, Viktor Fainberg
qui vit depuis une trentaine d’années en France. Anne-Claire Veluire
l’a rencontré récemment à Prague, lorsqu’il s’est vu décerner,
avec huit autres dissidents de plusieurs pays de l’ancien bloc
soviétique, une médaille par le Premier ministre tchèque, Mirek
Topolánek, en signe de remerciement pour son acte courageux qu’il a
payé très cher. Nous vous proposons d’écouter son témoignage.
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Petr Uhl : « personne n'aurait pu oser dire 'Je suis contre le socialisme à visage humain' »
Quarante ans se sont écoulés depuis la fin du Printemps de Prague. Dans
le contexte des commémorations, Radio Prague diffuse cette semaine des
extraits d'un entretien réalisé avec l'ancien dissident Petr Uhl.
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