Archives: Histoire | 1968 1968
Petite histoire des Grecs dans la Tchécoslovaquie communiste - entretien avec Ilios Yannakakis (suite)
Lundi dernier, nous vous avions proposé la première partie d'un entretien
réalisé avec Ilios Yannakakis. Grec né au Caire en Egypte, le professeur
Yannakakis est arrivé en 1949 en Tchécoslovaquie, envoyé par le PC grec en
Bohême de l'Ouest pour participer à l'éducation des enfants grecs, envoyés à
l'étranger pour être préparés à la reconquête du pouvoir à Athènes. Mais
une fois tout espoir de reconquête envolé, les premiers Grecs exilés
retournent au pays.
En savoir plus
Tchernobyl : il y a vingt ans, en Tchécoslovaquie, le silence...
Vingt ans après la catastrophe de Tchernobyl, mercredi, l'Ukraine mais
aussi l'Europe se sont souvenues de l'accident nucléaire et ont rendu
hommage aux victimes. Les Tchèques se rappellent aussi que deux jours
après l'explosion d'un réacteur de la centrale, le journal Rudé pravo,
organe du Parti communiste, avait titré en première page « Ensemble contre
le danger nucléaire ». Mais si les essais nucléaires de l'Occident
impérialiste étaient dénoncés, l'un des plus graves accident industriel du
XXe siècle était, lui, passé sous silence.
En savoir plus
La Tchéquie - la Russie : le pragmatisme à la place des antagonismes
La visite du président russe, Vladimir Poutine, ces mercredi et jeudi, à
Prague, a incité la presse tchèque de ces derniers jours à se pencher sur
les multiples facettes des relations tchéco-russes, aujourd'hui et dans le
passé. Un passé qui représente pour toute une génération des Tchèques l'un
des chapitres les plus sinistres du pays.
En savoir plus
Le 17 novembre 1939 et le 17 novembre 1989
Deux fois la date du 17 novembre s'est inscrite dans l'histoire tchèque
moderne. Les deux fois, c'étaient les étudiants qui ont opposé une
résistance à la dictature. En 1939, les obsèques de l'étudiant en médecine
Jan Opletal mortellement blessé par la police du protectorat, lors d'une
intervention contre les célébrations de la fête nationale de la
Tchécoslovaquie, se sont transformées en une manifestation de résistance
nationale contre l'occupant nazi. Celui-ci y a répondu par la fermeture
des écoles supérieures. Neuf leaders estudiantins ont été exécutés et
d'autres 1200 étudiants déportés dans les camps de concentration.
Cinquante ans plus tard, l'intervention brutale de la police communiste
contre un rassemblement estudiantin paisible, commémorant l'événement de
1939, a amorcé le réveil de la société civique et conduit à la chute du
régime.
En savoir plus
Le monument Edvard Benes à Sezimovo Usti
A Sezimovo Usti, près de la ville hussite de Tabor, au même endroit où, le
réformateur de l'Eglise Jan Hus prononçait ses sermons, le ministre des
Affaires étrangères de la première République tchécoslovaque, Edvard
Benes, a fait construire, dans les années 1930, une villa. Après qu'il a
succédé, en 1935, au premier président Tomas Garrigue Masaryk, la villa a
été transformée en résidence présidentielle où Benes recevait des hôtes du
monde entier. Un monument à la mémoire d'Edvard Benes, inauguré en juin
dernier, nous familiarise avec la vie privée et politique du deuxième
président tchécoslovaque considéré comme une personnalité controversée,
notamment à cause des décrets portant son nom.
En savoir plus





