Archives: Histoire | 1968 1968
Vladimír Remek, un Tchécoslovaque en orbite
Après l’Union soviétique et les Etats-Unis, la Tchécoslovaquie est le
troisième pays à avoir envoyé un représentant dans l’espace :
Vladimír Remek. L’Agence spatiale européenne le considère même comme
le premier spationaute européen. Vladimír Remek, aujourd’hui âgé de
64 ans et poursuivant une carrière politique au sein du parti communiste,
a participé à la mission Soyouz 28 et a décollé pour l’espace le 2
mars 1978, il y a tout juste 35 ans. En savoir plus
De la destruction du monument à Staline à la création de la première radio indépendante du pays
En ce mois de novembre, cinquante ans se sont écoulés depuis la
destruction du gigantesque monument à Staline, érigé sur la colline
Letná, à Prague, dix ans plus tôt, en mars 1952. A l’emplacement du
monument a vu le jour, après la révolution de velours, la première radio
indépendante de Tchécoslovaquie, Radio Stalin. Retour, dans ce magazine,
sur ces deux épisodes qui ont marqué l’histoire tchèque. En savoir plus
La place Venceslas : le théâtre de l'histoire contemporaine tchèque
Alors que les Tchèques s’apprêtent à fêter leur saint patron, le
martyr saint Venceslas (svatý Václav), Radio Prague a choisi de revenir
sur l’histoire de la place qui porte son nom à Prague. Cette place aux
allures d’avenue et aux dimensions exceptionnelles, est l’un des
symboles de la ville et a constitué un théâtre majeur et récurrent de
l’histoire contemporaine tchèque, du renouveau patriotique tchèque du
XIXème siècle aux manifestations qui emportèrent le régime communiste
en 1989… En savoir plus
Août 1968: des émissions italiennes clandestines contre l’invasion soviétique
Un chapitre moins connu de l’histoire tchèque : le rôle joué par les
émissions clandestines en italien, Oggi in Italia, pendant l’invasion de
la Tchécoslovaquie par les troupes du pacte de Varsovie il y a 44 ans de
cela, le 21 août 1968. Oggi in Italia, qui avait commencé à diffuser ses
émissions clandestines depuis Prague vers la péninsule italique en 1951,
en tant qu’instrument de propagande communiste, s’était retournée, en
août 1968, contre l’occupant soviétique. Alors que la plupart des
émetteurs radiophoniques dans le pays étaient coupés et la population
privée d’informations, la station italienne clandestine mettait ses
ondes à disposition des journalistes de la Radio tchécoslovaque. Jiří
Dienstbier, futur premier chef de la diplomatie après 1989, est l’un de
ces journalistes qui se sont adressés aux auditeurs par l’intermédiaire
d’Oggi in Italia. Les archives de la Radio tchèque ont conservé sa voix
de 1968, lorsqu’il informait de l’occupation imminente du bâtiment de
la Radio, rue Vinohradská : En savoir plus
Août 1968 : les souvenirs sont toujours vivants
Il y a 44 ans, dans la nuit du 20 au 21 août 1968, les troupes du Pacte de
Varsovie (à l’exception de la Roumanie et de l'Albanie) envahissaient la
Tchécoslovaquie, mettant fin à la tentative de libéralisation du
communisme baptisée « Printemps de Prague ». Celle-ci a été menée par
le Premier secrétaire du Parti communiste d’alors, le Slovaque Alexander
Dubček, qui essaya en vain de mettre en place « le socialisme à visage
humain ». En savoir plus
Gordon Skilling, une vie dédiée à l’histoire tchécoslovaque
Le Musée Kampa à Prague propose jusqu’au 30 septembre une exposition
retraçant la vie et le travail de l’historien canadien Gordon Skilling,
à l’occasion du centenaire de sa naissance. Le commun des mortels ne
connaît peut-être pas son nom, mais quiconque s’est intéressé de
près à l’histoire du printemps de Prague et de la normalisation qui a
suivi son écrasement, connaît le gros travail abattu par cet historien,
tombé amoureux de la Tchécoslovaquie dès la fin des années 1930.
Portrait d’un grand monsieur qui a été présent à presque tous les
grands moments de l’histoire du pays au XXe siècle. Et qui, au cours de
sa longue carrière, a même exercé quelques temps au sein des émissions
internationales sur ondes courtes de la Radio tchécoslovaque, l’ancêtre
de Radio Prague. En savoir plus
« On a regardé par la fenêtre et on a vu les chars »
Valerie Levy va bientôt fêter ses 80 ans, dont près de vingt passés à
Prague. Originaire de New York, elle s’est installée ici en 1967 avec
son mari, l’écrivain et journaliste américain Alan Levy, et leurs deux
petites filles. Expulsés en 1971 par les autorités communistes, ils ont
vécu à Vienne avant de pouvoir enfin revenir à Prague, après la
révolution de velours, cette fois pour de bon. Rencontre avec Valerie Levy
dans un café du centre de la capitale tchèque : En savoir plus
1945-1950 : l’armée tchécoslovaque de la restauration nationale au socialisme d’Etat
Les années qui suivent la fin de la Seconde Guerre mondiale sont une
période encore mal connue de l’histoire contemporaine. Tandis qu’en
Europe centrale, les mouvements forcés de population et le déplacement
des frontières redessinent la carte politique de l’Europe centrale, les
armées nationales qui se reconstituent au lendemain de la guerre
participent au maintien de la cohésion nationale et de la sécurité des
Etats. Au même moment, la montée au pouvoir des communistes, sortis
vainqueurs du conflit mondial, joue en faveur de la logique des deux blocs
qui s’impose progressivement et pour plusieurs décennies comme le nouvel
ordre géopolitique de l’Europe. Paul Lenormand est un jeune historien
doctorant à l’IEP Paris et au Cefres à Prague. Son travail de recherche
porte sur la création de l’armée tchécoslovaque entre 1945 et 1950. Au
micro de Radio Prague, il raconte les premières années de cette nouvelle
armée, son rôle de ciment du ‘tchécolosvaquisme’ et son orientation
vers le socialisme d’Etat. En savoir plus
Les Tchécoslovaques au goulag
Parmi les victimes du réseau des camps de concentration soviétiques
appelé par Soljenitsyne « l’archipel du goulag », il y a eu beaucoup
de Tchèques et de Slovaques. Ce chapitre mal connu de l’histoire est
évoqué par une exposition que le public peut voir actuellement dans la
galerie Montmartre de la Bibliothèque Václav Havel à Prague. En savoir plus
43 ans depuis la mort de Jan Palach
En de nombreux endroits du pays, les Tchèques commémorent ce lundi la
mémoire du jeune étudiant Jan Palach qui s’est immolé par le feu, le
16 janvier 1969. Un geste de protestation contre l’occupation soviétique
en Tchécoslovaquie visant aussi à pousser la société tchèque à
réagir contre la présence militaire et l’apathie qui gagnait la
société.
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