Archives: Culture | Literature Literature
Un chapitre mal-aimé de l’histoire des arts plastique tchèques
La première décennie après la fin de la Deuxième Guerre mondiale en
Tchécoslovaquie est une période marquée par un régime arbitraire. Le
pays libéré en 1945 de l’occupant nazi ne jouit d’une liberté
relative que deux ans et quelques mois. En février 1948, les communistes
prennent le pouvoir et instaurent un régime imitant la dictature
stalinienne. Tout doit se soumettre à la doctrine officielle, toute
opinion indépendante devient trahison. C’est la peur qui couve sous
l’optimisme affiché et ceux qui ne se soumettent pas aux nouvelles
autorités sont bannis en marge de la société et risquent la prison voire
la mort. Dans l’art, c’est la doctrine du réalisme socialiste qui est
appliquée et il semble que l’art véritable cesse d’exister. Ce
n’est qu’en 2010 qu’une exposition et un livre rendront justice à
cette période en révélant que même pendant ce temps-là il existait en
Tchécoslovaquie une culture indépendante, un art secret mais vigoureux
qui évoluait librement malgré les impératifs politiques. En savoir plus
A la découverte de la mythologie slave
Les mythologies égyptienne, grecque, indienne et germanique sont
relativement connues mais ce n’est pas le cas de la mythologie slave. Les
peuples slaves eux-mêmes connaissent mieux les dieux de l’Olympe ou ceux
du Walhalla germanique que les divinités vénérées jadis par leurs
ancêtres. Qui connaît aujourd’hui Svarog ou Svaroh, le dieu-père qui a
donné naissance à tous les dieux slaves, le forgeron céleste et la
divinité de la lumière et de la chaleur ? Aujourd’hui le lecteur
tchèque a cependant la possibilité de mieux connaître ce phénomène
grâce au livre « La Mythologie slave » qui réunit les travaux
consacrés aux mythes et légendes de nos ancêtres par l’écrivain Karel
Jaromír Erben. En savoir plus
Arnošt Lustig, itinéraire d’un amoureux de la vie
84 ans de vie ont été donnés à l’écrivain Arnošt Lustig. Cette
longue existence ressemble
elle-même à un roman. Elle a été pour lui une source intarissable
d’inspiration pour son oeuvre littéraire et une formation qui lui a
appris la sagesse. Václav Richter revient sur la vie de cet homme
éprouvé par le sort, et sur quelques idées que ce travailleur de la
littérature nous a léguées et qui ne devraient pas être oubliées. En savoir plus
Ivan Wernisch, un poète qui s’est trompé de vocation
Ivan Wernisch est probablement le poète tchèque le plus connu, le plus
apprécié et le plus traduit à l’heure actuelle, mais on ne peut pas
dire qu’il soit admiré, lu et connu de tout le monde. La place qu’il
occupe dans la vie publique illustre en quelque sorte la position
qu’occupent les poètes dans la société tchèque et aussi l’attitude
des Tchèques vis-à-vis de la poésie en général. D’ailleurs il ne se
fait pas d’illusions sur la place du poète dans la vie publique et le
regard qu’il jette sur lui-même et les autres adeptes de la poésie est
sarcastique et désabusé. En savoir plus
Tous les fastes de l’Orient
On ne trouve pas facilement dans la littéraire mondiale d’œuvre
comparable au recueil des contes des Mille et Une nuits. Ce monument
littéraire créé par de nombreuses générations de conteurs,
d’écrivains et de copistes est un grand défi pour les traducteurs.
C’est à l’occasion du 300e anniversaire de la parution de la
traduction française des Mille et une Nuits par Antoine Galland,
antiquaire du roi, que la maison d’édition Odeon - Euromedia Group a
lancé une nouvelle édition de la traduction tchèque de cette œuvre
monumentale. En savoir plus
Ruth Bondy : « J’aime traduire quand c’est difficile »
Le Prix Jiří Theiner porte le nom de ce journaliste et traducteur
tchèque qui a vécu entre 1926 et 1988 et a été contraint, après 1948,
de quitter le journalisme et de travailler dans les mines. En 1968 Jiří
Theiner est parti en Grande-Bretagne où il allait devenir rédacteur en
chef d’Index on Censorship, revue soutenant la liberté d’expression.
Il a traduit en anglais des livres d’Ivan Klíma, Ludvík Vaculík,
Václav Havel et d’autres auteurs. Cette année le prix qui porte son nom
a été décerné à Ruth Bondy, elle-même journaliste, traductrice et
écrivaine d’origine tchèque qui vit depuis plus un demi-siècle en
Israël. Le prix lui a été remis le 18 mai 2012 dans le cadre de la foire
international le Monde du Livre. En savoir plus
Boualem Sansal : « Partir c’est laisser les compatriotes dans une prison »
Invité de la foire Le Monde du Livre de Prague, l’écrivain algérien
Boualem Sansal est venu dans un pays qui ne lui est pas inconnu. Sa
première femme était tchèque, ses deux filles vivent à Prague et
l’écrivain connaît bien la République tchèque qu’il considère
comme son « deuxième pays ». Il n’arrête pourtant pas de penser à
l’Algérie, sa patrie, qui reste aussi la principale source de son
inspiration. C’est l’Algérie qui est le pays de son cœur mais il ne
peut pas y publier ses oeuvres. Les rapports difficiles qu’il entretient
avec le régime algérien ont été aussi un des thèmes de l’entretien
que Boualem Sansal a accordé à Radio Prague et dont nous vous livrons la
seconde partie : En savoir plus
L’exposition Bacon-Hrabal suscite la polémique
La galerie GATE à Prague, propose en collaboration avec la Galerie Vernon,
une exposition intitulée « Francis Bacon & Bohumil Hrabal, deux
génies ». L’idée de mettre en parallèle l’un des plus grands
peintres du XXe siècle et l’un des plus grands écrivains tchèques peut
paraître incongrue. L’exposition elle-même a d’ailleurs suscité une
polémique dans le monde de l’art tchèque. Monika Burian, commissaire de
l’exposition sur la genèse du projet : En savoir plus
Boualem Sansal : « S’il n’y avait pas eu de guerre dans mon pays, je n’aurais pas écris »
Boualem Sansal est un écrivain pour lequel la littérature est un outil
nécessaire à l’amélioration du monde. Né en 1949 en Algérie, il est
aujourd’hui censuré dans son pays et ses livres ne paraissent qu’à
l’étranger. Ses romans sont très appréciés, notamment en Europe de
l’Ouest où l’auteur a déjà reçu plusieurs prix littéraires. Les
lecteurs tchèques ont désormais, eux aussi, la possibilité de lire la
traduction tchèque de son roman « Le village de l’Allemand » qui lui a
valu le Prix des Libraires allemands. Il en a été question dans un
entretien que l’écrivain a accordé à Radio Prague et dont voici la
première partie. En savoir plus
Didier Pasamonik : « La bande-dessinée peut déconstruire l’Histoire »
La 13e foire du livre de Prague, Svět Knihy (Le monde du livre) s’est
achevée dimanche dernier au Parc des Expositions à Prague. La Roumanie et
la littérature de la région de la Mer Noire étaient à l’honneur cette
année, de même que la bande-dessinée. Parmi les invités, le critique
belge Didier Pasamonik, spécialiste de la représentation de la Shoah et
de la judéité dans la bande-dessinée. En savoir plus
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