Archives: Culture | Literature Literature
Didier Pasamonik : « ‘Maus’ d’Art Spiegelman est probablement le meilleur livre écrit sur la Shoah »
La 13e foire du livre de Prague, Svět Knihy (Le monde du livre) s’est
achevée dimanche au Parc des Expositions à Prague. La Roumanie et la
littérature de la région de la Mer Noire étaient à l’honneur cette
année, de même que la bande-dessinée. Parmi les invités, le critique
belge Didier Pasamonik, également éditeur, directeur de collection,
commissaire d’exposition. Spécialiste de la représentation de la Shoah
et de la judéité dans la bande-dessinée, il a expliqué à Radio Prague,
comment il s’était intéressé au sujet : En savoir plus
Le livre français à la foire Le Monde du Livre
26 pays et régions participent à la foire internationale Le Monde du
Livre dont la XVIIIe édition se poursuit au Palais industriel du Parc des
expositions à Prague. C’est la Roumanie qui est l’invité d’honneur
de cette rencontre internationale des éditeurs, des libraires, des
écrivains et des lecteurs. Le public tchèque a donc une occasion unique
de faire la connaissance de plusieurs auteurs roumains et de découvrir une
littérature qui sort de l’ombre, avec l’ambition de s’imposer dans
le contexte européen. Un autre grand thème de la foire est la bande
dessinée, genre qui a mûri, n’est plus considéré seulement comme de
la littérature pour enfants et joue un rôle de plus en plus important
dans la production de livres pour adultes. Comme d’habitude les
organisateurs de la foire ont préparé un riche programme pour les
exposants et le public qui peuvent participer à des débats, des
rencontres avec les personnalités invitées, lectures publiques, séances
de signature, colloques, cérémonies de remises de prix littéraires etc.
Le livre francophone est représenté à la foire par la France et la
Fédération Wallonie-Bruxelles. La responsable du stand français,
Laurence Risson du Bureau International de l’Edition française, a
présenté l’exposition française de cette année au micro de Radio
Prague : En savoir plus
Boualem Sansal : « La Tchéquie est mon deuxième pays »
La foire internationale Le monde du Livre se poursuit jusqu’à dimanche
à Prague. Parmi les auteurs invités de cette XVIIIe édition figure
l’écrivain algérien Boualem Sansal. Bien que lauréat de nombreux prix
littéraires, la position du romancier et essayiste dans son pays est très
délicate en raison de sa critique du régime en place. Les œuvres de
Boualem Sansal sont aujourd’hui lues et appréciées notamment en France
et en Allemagne. Il a expliqué sa présence à Prague au micro d’Olga
Stepanenko : En savoir plus
Ladislav Fuks : Variations pour cordes sombres
«Savez-vous ce qui m’a inspiré le plus dans la création littéraire, a
demandé un jour l’écrivain Ladislav Fuks à un journaliste. C’était
toujours la musique. Elle est pour moi le pain spirituel. » En effet,
l’écrivain n’est jamais arrivé à se rassasier de la musique de
Bellini, de Donizetti et de Puccini et le climat musical dans lequel il a
baigné presque toute sa vie, se reflète aussi dans le titre de son roman
«Variations pour une corde sombre» considéré comme un des meilleurs
sinon le meilleur ouvrage qu’il ait signé. En savoir plus
Laurent Binet : « L’attentat contre Heydrich, le plus grand acte de résistance de la Seconde Guerre mondiale »
HHhH. Derrière ce titre de roman qui peut, à juste titre, susciter
l’interrogation se cache un acronyme : "Himmlers Hirn heisst
Heydrich", soit : Le cerveau d’Himmler s’appelle Heydrich. Une
expression utilisée par les nazis eux-mêmes pour désigner le chef de la
Gestapo et protecteur de Bohême-Moravie Reinhard Heydrich, un des
dirigeants nazis les plus redoutables et redoutés du IIIe Reich. C’est
à sa figure, mais surtout aux deux parachutistes tchécoslovaques qui
l’ont abattu en 1942 que s’est intéressé l’écrivain français
Laurent Binet dans son roman paru en 2009 chez Grasset, prix Goncourt du
premier roman en 2010. Tout comme Jonathan Littell et ses Bienveillantes
ou
Yannick Haenel avec Jan Karski, Laurent Binet fait partie de ces jeunes
auteurs qui ont investi une époque dramatique qu’ils n’ont pas
connue,
au moment où les derniers témoins de la Shoah disparaissent peu à peu.
Pour cette raison sans doute aussi, son ouvrage s’interroge dans le
même
temps sur la façon d’écrire un roman historique, sans travestir la
réalité. Nous vous proposons à l’occasion de ce 8 mai qui commémore
la fin de la Deuxième guerre mondiale une rediffusion de l’entretien
accordé par Laurent Binet à Radio Prague. En savoir plus
Radka Denemarková : J’écris pour arriver à vivre ma vie
En 1945 une jeune fille revient d’un camp de concentration dans son
village natal. Elle espère retrouver dans sa maison le repos et la paix
mais elle n’y trouve que la haine mortelle. Elle croit que les horreurs
de la guerre sont finies et ne sait pas encore que pour elle la guerre ne
sera jamais terminée car la longue suite de ses peines n’a fait que
commencer. Elle ne sait pas encore qu’elle deviendra une bête à
chasser. C’est par cette horrible déception que s’ouvre le roman «
L’argent d’Hitler » dans lequel son auteur Radka Denemarková tente de
plonger jusqu’aux profondeurs inexplorables de l’amertume. Son roman a
obtenu en avril 2007 le prix Magnesia Litera. Voici la reprise d’une
émission que nous avons consacrée à ce roman à cette occasion. En savoir plus
Eurydice Antolin : « La traduction connecte des mondes »
Rencontre aujourd’hui avec Eurydice Antolin, traductrice du tchèque.
Dans un long entretien qu’elle a accordé à Radio Prague, elle est
revenue sur ses débuts en tchèque, sa découverte du pays grâce à la
littérature et les romans de Bohumil Hrabal plus précisément, son
travail de traduction, notamment Babička, de Božena Němcová et de ses
futurs projets. Passeuse de culture grâce à son travail, Eurydice Antolin
est une amoureuse de la langue tchèque, une affection qu’elle essaye de
transmettre à ses lecteurs en toute modestie. En savoir plus
Váchal, Schulz, Kubin : « Quand on les aime, c’est presque de l’ordrede la lubie »
Hélène Martinelli est doctorante en littérature comparée. Elle nous
fait découvrir aujourd’hui les mondes auto-illustrés des
auteurs-dessinateurs Josef Váchal, Bruno Schulz et Alfred Kubin. En savoir plus
Patrik Ouředník : « La bêtise est quelque chose de très intime »
Patrik Ouředník, écrivain tchèque établi en France, était l’une des
personnalités les plus attendues du Festival des écrivains qui s’est
déroulé du 15 au 18 avril à Prague. Après avoir lu lors d’une
rencontre avec les lecteurs, le mardi 17 avril, un choix de ses textes
retraçant les différentes étapes de sa création littéraire,
l’écrivain, qui n’aime pas donner d’interviews, a accepté quand
même de répondre à quelques questions de la traductrice Jovanka
Šotolová. Il a été question, entre autres, de son livre Europeana, sans
doute son plus grand succès littéraire.
En savoir plus
La Francophonie en dix mots
Retour sur la remise des prix du concours de la Francophonie 2012 qui
s’est tenue à l’occasion de la Journée internationale de la
Francophonie au ministère tchèque des Affaires étrangères à Prague.
Plus de 400 élèves de toute la République tchèque, pour la plupart
francophones, ont pris part à la 10ème édition de ce concours. En 2012,
ce dernier a été lancé avec dix mots-clés : âme, autrement,
caractère, chez, histoire, naturel, penchant, songe et transport. Pour
illustrer au minimum trois de ces mots, les élèves ont été appelés à
créer un dessin, une peinture, une photographie, une vidéo ou une
présentation à l’ordinateur. En savoir plus
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