Archives: Culture | Literature Literature
Ladislav Fuks : Variations pour cordes sombres
«Savez-vous ce qui m’a inspiré le plus dans la création littéraire, a
demandé un jour l’écrivain Ladislav Fuks à un journaliste. C’était
toujours la musique. Elle est pour moi le pain spirituel. » En effet,
l’écrivain n’est jamais arrivé à se rassasier de la musique de
Bellini, de Donizetti et de Puccini et le climat musical dans lequel il a
baigné presque toute sa vie, se reflète aussi dans le titre de son roman
«Variations pour une corde sombre» considéré comme un des meilleurs
sinon le meilleur ouvrage qu’il ait signé. En savoir plus
Laurent Binet : « L’attentat contre Heydrich, le plus grand acte de résistance de la Seconde Guerre mondiale »
HHhH. Derrière ce titre de roman qui peut, à juste titre, susciter
l’interrogation se cache un acronyme : "Himmlers Hirn heisst
Heydrich", soit : Le cerveau d’Himmler s’appelle Heydrich. Une
expression utilisée par les nazis eux-mêmes pour désigner le chef de la
Gestapo et protecteur de Bohême-Moravie Reinhard Heydrich, un des
dirigeants nazis les plus redoutables et redoutés du IIIe Reich. C’est
à sa figure, mais surtout aux deux parachutistes tchécoslovaques qui
l’ont abattu en 1942 que s’est intéressé l’écrivain français
Laurent Binet dans son roman paru en 2009 chez Grasset, prix Goncourt du
premier roman en 2010. Tout comme Jonathan Littell et ses Bienveillantes
ou
Yannick Haenel avec Jan Karski, Laurent Binet fait partie de ces jeunes
auteurs qui ont investi une époque dramatique qu’ils n’ont pas
connue,
au moment où les derniers témoins de la Shoah disparaissent peu à peu.
Pour cette raison sans doute aussi, son ouvrage s’interroge dans le
même
temps sur la façon d’écrire un roman historique, sans travestir la
réalité. Nous vous proposons à l’occasion de ce 8 mai qui commémore
la fin de la Deuxième guerre mondiale une rediffusion de l’entretien
accordé par Laurent Binet à Radio Prague. En savoir plus
Radka Denemarková : J’écris pour arriver à vivre ma vie
En 1945 une jeune fille revient d’un camp de concentration dans son
village natal. Elle espère retrouver dans sa maison le repos et la paix
mais elle n’y trouve que la haine mortelle. Elle croit que les horreurs
de la guerre sont finies et ne sait pas encore que pour elle la guerre ne
sera jamais terminée car la longue suite de ses peines n’a fait que
commencer. Elle ne sait pas encore qu’elle deviendra une bête à
chasser. C’est par cette horrible déception que s’ouvre le roman «
L’argent d’Hitler » dans lequel son auteur Radka Denemarková tente de
plonger jusqu’aux profondeurs inexplorables de l’amertume. Son roman a
obtenu en avril 2007 le prix Magnesia Litera. Voici la reprise d’une
émission que nous avons consacrée à ce roman à cette occasion. En savoir plus
Eurydice Antolin : « La traduction connecte des mondes »
Rencontre aujourd’hui avec Eurydice Antolin, traductrice du tchèque.
Dans un long entretien qu’elle a accordé à Radio Prague, elle est
revenue sur ses débuts en tchèque, sa découverte du pays grâce à la
littérature et les romans de Bohumil Hrabal plus précisément, son
travail de traduction, notamment Babička, de Božena Němcová et de ses
futurs projets. Passeuse de culture grâce à son travail, Eurydice Antolin
est une amoureuse de la langue tchèque, une affection qu’elle essaye de
transmettre à ses lecteurs en toute modestie. En savoir plus
Váchal, Schulz, Kubin : « Quand on les aime, c’est presque de l’ordrede la lubie »
Hélène Martinelli est doctorante en littérature comparée. Elle nous
fait découvrir aujourd’hui les mondes auto-illustrés des
auteurs-dessinateurs Josef Váchal, Bruno Schulz et Alfred Kubin. En savoir plus
Patrik Ouředník : « La bêtise est quelque chose de très intime »
Patrik Ouředník, écrivain tchèque établi en France, était l’une des
personnalités les plus attendues du Festival des écrivains qui s’est
déroulé du 15 au 18 avril à Prague. Après avoir lu lors d’une
rencontre avec les lecteurs, le mardi 17 avril, un choix de ses textes
retraçant les différentes étapes de sa création littéraire,
l’écrivain, qui n’aime pas donner d’interviews, a accepté quand
même de répondre à quelques questions de la traductrice Jovanka
Šotolová. Il a été question, entre autres, de son livre Europeana, sans
doute son plus grand succès littéraire.
En savoir plus
La Francophonie en dix mots
Retour sur la remise des prix du concours de la Francophonie 2012 qui
s’est tenue à l’occasion de la Journée internationale de la
Francophonie au ministère tchèque des Affaires étrangères à Prague.
Plus de 400 élèves de toute la République tchèque, pour la plupart
francophones, ont pris part à la 10ème édition de ce concours. En 2012,
ce dernier a été lancé avec dix mots-clés : âme, autrement,
caractère, chez, histoire, naturel, penchant, songe et transport. Pour
illustrer au minimum trois de ces mots, les élèves ont été appelés à
créer un dessin, une peinture, une photographie, une vidéo ou une
présentation à l’ordinateur. En savoir plus
Iva Pekárková : « Škvorecký m’a convaincue que cela valait la peine d’écrire »
C’est pour rendre hommage à Josef Škvorecký, figure importante de la
littérature tchèque de la seconde moitié du XXe siècle, qu’a été
organisée au lycée pragois qui porte le nom de cet écrivain, une lecture
non-stop de ses œuvres. Pendant vingt-quatre heures, du 11 au 12 avril,
des personnalités de la littérature et de la vie culturelle mais aussi
des étudiants du lycée ont lu sans interruption des extraits des textes
de Josef Škvorecký qu’ils avaient choisis. Parmi eux figurait
l’écrivaine Iva Pekárková qui, après la lecture, a partagé avec
Radio Prague quelques souvenirs et réflexions sur cet écrivain qui a
joué un rôle décisif au début de sa carrière littéraire. En savoir plus
« La fin des punks à Helsinki », roman de rébellions
Il y a une vraie actualité Jaroslav Rudiš en France à l’heure
actuelle. Toutes proportions gardées, évidemment, car la culture
tchèque, est souvent peu bruyante dans l’Hexagone. Mais quand même.
Récemment, le film Alois Nebel, tiré de la BD éponyme dont Jaroslav
Rudiš est le scénariste, est sorti sur les écrans français, glanant
d’excellentes critiques dans de nombreux journaux. Et puis, hasard du
calendrier, une nouvelle maison d’édition vient de sortir son livre La
fin des punks à Helsinki. Mercredi dernier, une rencontre avec l’auteur
était organisée à Paris autour du livre et du film. Louis Dumoulin
éditeur chez Books Editions a évoqué au micro de Radio Prague le roman
de Jaroslav Rudiš. En savoir plus
Patrik Ouředník, Hanif Kureishi et bien d’autres au Festival des Ecrivains de Prague
Ce samedi débute la 22e édition du Festival des écrivains de Prague,
avec cette année, parmi les grandes figures invitées, l’écrivain
tchèque vivant en France, Patrik Ouředník ou encore l’écrivain
pakistano-britannique Hanif Kureishi. Pour parler du festival qui
s’achèvera le 18 avril, Guillaume Basset, un des organisateurs. En savoir plus
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