Économie/Commerce Le secteur du bâtiment en plein essor
François est étudiant à Paris, à l’ESTP, une école d’ingénieur pour le génie civil. A Prague en stage chez Vinci dans le cadre de l’initiative franco-tchèque « 50 passeports pour l’avenir », il songe à postuler pour un VIE chez Vinci l’année prochaine, à la fin de ses études. Nous l’avons rencontré pour en savoir plus sur ses motivations, mûrement réfléchies. François a commencé par nous détailler ses activités pragoises ...
François
"Je suis stagiaire, pour 2 mois, dans le cadre de « 50 passeports
pour l’avenir », pour l’entreprise FCC Vinci.Je vais travailler aussi
pour une filiale tchèque, Prumstav, qui vient d’être achetée par
Vinci. Mon chantier se trouve dans le Nord de Prague, tout près de
Vysočanská. Environ 200 ouvriers y travaillent à la construction de 500
logements."
Quelle est votre mission ?
"Je suis employé sur le chantier en tant qu’assistant conducteur travaux. J’assiste le conducteur travaux, il me donne des missions. Le souci, c’est que je ne parle pas tchèque, donc je m’entretiens en anglais voire en allemand avec mes collaborateurs. Vu que je ne parle pas tchèque, je fais essentiellement des missions où on n’a pas besoin de parler, donc je suis plutôt dans le secteur de la qualité, le dimensionnement des appartements, la qualité des appartements, les surfaces… Pour qu’après, quand les entreprises sous-traitantes viennent voir mes conducteurs, pour que mes conducteurs puissent savoir exactement combien il y a eu de mètres carré posés, par exemple, et tout ce qui est enduit, ou parquet, ou carrelage."
Comment avez-vous choisi ce stage, pourquoi avoir choisi Vinci en particulier ?
FCC Vinci
"Tout d’abord Vinci, c’est le major mondial dans le bâtiment.
L’année dernière, j’ai effectué 9 semaines de stage ouvrier en
France avec Vinci. Ensuite, dans le cadre de mon école, je dois faire 13
semaines de stage en 2e année, et je voulais le faire à l’étranger.
Mon frère était au début de l’année en Erasmus à Brno, j’ai donc
découvert ce pays par l’intermédiaire de mon frère. J’ai alors fait
une demande auprès de Vinci pour savoir si ils proposaient des stages en
République tchèque, et heureusement, dans le cadre de 50 passeports pour
l’avenir, il y avait cette possibilité. J’ai d’abord fait
l’initiative de chercher un stage en République tchèque, et par chance,
il y avait ce partenariat. En même temps, j’ai entendu parler du
partenariat vers mars-avril, or moi j’avais fait la demande pour venir en
République tchèque dès janvier, donc ça précédait la campagne de
publicité."
Qu’est-ce qui vous a attiré dans ce programme ?
Photo: FCC Vinci
"Tout d’abord, vu que la République tchèque a intégré l’Union
européenne récemment, l’avenir de l’Europe va se passer en Europe de
l’Est. Le centre de gravité de l’Europe est maintenant plutôt du
côté de Berlin que du côté de Strasbourg, et donc ça peut être une
bonne opportunité de travail pour le futur. Ensuite, je sais que la
mentalité tchèque est très amicale. L’intégration ici est facile, ils
sont très accueillants. En même temps, c’était un pays à découvrir,
donc une bonne expérience à vivre."
Comment vous avez été sélectionné, quels étaient leurs critères de sélection ?
Sandrine
"Puisque j’avais d’abord demandé à Vinci d’avoir mon stage en
République tchèque, j’ai eu mon stage en République tchèque, et ce
n’est qu’après qu’ils m’ont proposé de faire partie de « 50
passeports pour l’avenir » - donc ce n’était pas le même processus
que mes collaborateurs qui ont passé des entretiens. Pour moi, il a suffit
que je passe un entretien avec FCC Vinci, pour ensuite faire partie de ce
stage. Il y a une autre stagiaire française avec moi à FCC Vinci,
Sandrine."
Et qui elle, a eu un processus de sélection probablement différent…
"Oui je pense, elle a déposé sa candidature plus tard."
Qu’est-ce que vous attendez de ces deux mois, quelles sont vos premières impressions ?
"Je suis arrivé le 1er juin, je suis depuis plus d’un mois en
République tchèque. Mes attentes : au niveau métier, je voudrais
découvrir le métier de conducteur travaux. Ensuite, à partir de cette
semaine, je commence à me mettre à la langue tchèque, même si ce
n’est pas facile. Mais pour moi, le fait de vivre dans un pays demande
tout d’abord d’apprendre la langue pour mieux comprendre les gens.
C’est à moi de faire l’effort, c’est moi qui viens, donc c’est à
moi de faire l’effort de parler leur langue. Ensuite, c’est connaître
une bonne expérience culturelle, faire la connaissance de la culture
tchèque, par l’intermédiaire de connaissances sur mon chantier ou
en-dehors.
Photo: FCC Vinci
Et voir la ville de Prague et en-dehors. J’ai déjà été à
Český Krumlov, donc je ne me contente pas que de voir Prague, j’essaie
de voir aussi les différentes villes à côté. C’est toujours
intéressant d’apprendre quelque chose de nouveau, et je pense, qui
pourra être utile par la suite, puisque l’année prochaine, je sais que
Vinci continue à se développer en Europe de l’Est et en République
tchèque, et je pense déjà éventuellement postuler pour un VIE. Comme je
l’ai dit auparavant, en République tchèque, le secteur du bâtiment est
en plein essor, j’en ai déjà parlé avec mes collaborateurs conducteurs
travaux. A Prague, les chantiers poussent dans tous les quartiers,
puisqu’on a un manque de logements. En ce moment, par exemple, sur mon
chantier, ça construit dans la verticalité, c’est-à-dire que c’est
un bâtiment de 12 étages, ce qui se fait assez fréquemment ici, du
côté de Prague. Vu qu’il y a des chantiers, je me dis qu’il y a des
opportunités à saisir, à venir travailler ici en République
tchèque…"